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	<title>Penser autrement mai 2007 : François-Xavier Donnadieu</title>
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	<description>PENSER AUTREMENT MAI 2007 POUR NOUS GOUVERNER MIEUX. François-Xavier Donnadieu :  propositions ambitieuses à mettre en oeuvre avant tout autre initiative par référendum, en vue de rétablir le jeu normal du pouvoir</description>
	<pubDate>Wed, 05 Sep 2007 14:37:00 +0000</pubDate>
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		<title>et maintenant .. en septembre 2007..</title>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2007 14:37:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Respect</dc:creator>
		
		<category>Argumentation</category>

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		<description><![CDATA[Nous voilà maintenant en septembre 2007 avec un président qui - parce qu’il a été élu- se croit investi de tous les pouvoirs…Ce qui est assez inquiétant pour nos institutions et notre démocratie : dire par exemple aux électeurs déçus devant sa promesse non tenue ( et qui ne pouvait pas être tenue …) de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><font face="Times New Roman">Nous voilà maintenant en septembre 2007 avec un président qui - parce qu’il a été élu- se croit investi de tous les pouvoirs…Ce qui est assez inquiétant pour nos institutions et notre démocratie : dire par exemple aux électeurs déçus devant sa promesse non tenue ( et qui ne pouvait pas être tenue …) de s’en prendre au Conseil Constitutionnel qui a légitimement refusé la rétroactivité d’une loi ..c’est à la fois anti démocratique et démagogique..C’est un exemple parmi d’autres de son interventionnisme tous azimuth et de sa propention à sauter sur chaque nouveau fait divers..Bientôt on va l’appeler pour réparer la baignoire!! </font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"> </font></font><font size="3"><font face="Times New Roman">On pourrait rire de cet activisme de “nouveau riche” mais il faut rappeler que dans l’histoire récente on a vu notamment un personnage  démocratiquement élu qui - se croyant investi d’une mission- a mis son pays à sa botte et l’a mené à sa perte : Les urnes ne légitiment pas tout . Et un homme à lui seul ne peut avoir raison sur tout. ..sauf dans la philosophie de la scientologie qui sépare les individus en 2 groupes : Les maîtres et les esclaves ..  </font></font><font size="3"><font face="Times New Roman"></p>
<p /></font></font>
</p>
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		<pubDate>Wed, 05 Sep 2007 14:28:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Respect</dc:creator>
		
		<category>Argumentation</category>

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		<title>Elections présidentielles : savoir raison garder</title>
		<link>http://penserautrement.com/blog/2007/05/09/elections-presidentielles-savoir-raison-garder/</link>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2007 16:12:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Xavier Donnadieu</dc:creator>
		
		<category>Penser autrement</category>

		<category>Discutons-en !</category>

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		<description><![CDATA[Observateurs, candidats et électeurs s’accordent pour se féliciter de la participation record et de l’absence de dispersion des voix.
Pour autant que peut-on en déduire pour le 2ème tour ? et, surtout, quelle perspective pour le renouveau de notre démocratie et pour l’avenir de notre pays ?
En dépit des apparences, la bipolarisation sort renforcée de ce scrutin, les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Observateurs, candidats et électeurs s’accordent pour se féliciter de la participation record et de l’absence de dispersion des</strong> voix.<br />
<span />Pour autant que peut-on en déduire pour le 2<sup>ème</sup> tour ? et, surtout, quelle perspective pour le renouveau de notre démocratie et pour l’avenir de notre pays ?<br />
<span />En dépit des apparences, la bipolarisation sort renforcée de ce scrutin, les électeurs du centre étant pour l’essentiel des transfuges des deux camps peu satisfaits de leur champion ou de son programme. Et le 2<sup>ème</sup> tour va nécessairement rétablir le clivage gauche – droite cher aux politologues et aux esprits manichéens.<br />
<span />Il convient cependant d’observer que le positionnement pris opportunément pour l’élection par F. Bayrou, en faveur d’une alternative nouvelle, a suscité une adhésion, un espoir pour les électeurs lassés de cette opposition partisane stérile et conscients qu’il est nécessaire de gouverner autrement.<br />
<span />Le vote en sa faveur exprime cependant une attente plutôt qu’un choix.<br />
<span />De même les deux candidats en concurrence pour le 2<sup>ème</sup> tour sont eux-aussi conscients des évolutions à engager pour associer désormais les électeurs aux décisions et pour permettre une gestion efficace et néanmoins humaine de notre collectivité nationale.<br />
<span />Mais le pourront-ils ? Les Institutions, les règles et les mentalités actuelles le permettent-elles ? Il y a encore bien des efforts à produire pour aboutir à une rationalisation du système politique.<br />
<span />A la veille du 2<sup>ème</sup> tour, les doutes des électeurs sont donc loin d’être levés.<br />
<span />En tout état de cause, ils devront faire preuve de responsabilité, c’est-à-dire se déterminer par rapport à la raison et non aux émotions ou aux habitudes.<br />
<span />Dans un article récent «Comment choisir ? » le philosophe Paul Thibaud, posait un diagnostic sans concession sur la situation de la France « <em>Si nous en sommes là ; c’est à cause de la culture de l’esquive, du cache-cache, des astuces, des trouvailles où depuis vingt ans se sont enfoncés ensemble dirigeants et dirigés, esquivant chacun de son côté les disciplines de la démocratie représentative ». </em>Intellectuel, plutôt proche de la gauche, il préconise de rompre avec ces pratiques en effectuant un choix sur le seul fondement de la raison.<br />
<span />Le citoyen gestionnaire avisé dans sa vie personnelle et familiale devrait sans effort pouvoir choisir le candidat qui propose les solutions les plus rationnelles pour assurer l’avenir de notre collectivité.<br />
<span />Mais tous les citoyens sont-ils des chefs de famille responsables et avisés ?<br />
<span />Par ailleurs, le seul changement du Président de la République suffira-t-il à résoudre les difficultés que nous devons collectivement surmonter. N’est-il pas nécessaire avant d’aller plus loin de revoir nos règles du jeu politique en introduisant  raison et responsabilité  à tous les niveaux : gouvernants, gouvernés  et corps intermédiaires ….<br />
<span /><span />François-Xavier DONNADIEU<br />
Président de l’Association<br />
« Penser Autrement »<br />
<span />
</p>
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		<item>
		<title>PENSER AUTREMENT MAI 2007 POUR NOUS GOUVERNER MIEUX</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2007 14:09:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Xavier Donnadieu</dc:creator>
		
		<category>Penser autrement</category>

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PENSER AUTREMENT MAI 2007 POUR NOUS GOUVERNER MIEUX 
Pourquoi un blog penser autrement ? 
Il y a nécessité de faire entendre un autre point de vue que celui des élites et des médias, et de remettre en cause les mentalités, les habitudes et les usages, qui ont fait la preuve de leurs insuffisances mais qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<link href="http://penserautrement.com/blog/styles_blog_texte.css" type="text/css" rel="stylesheet" />
<table cellspacing="0" cellpadding="6" width="94%" align="center" bgcolor="#ffffff" border="0">
<tr>
<td class="nav" style="height: 1px" valign="top" align="left">
<div align="justify">
<p align="left"><strong class="ttliens">PENSER AUTREMENT MAI 2007 POUR NOUS GOUVERNER MIEUX </strong></p>
<p><strong>Pourquoi un blog penser autrement ? </strong></p>
<p>Il y a nécessité de faire entendre un autre point de vue que celui des élites et des médias, et de remettre en cause les mentalités, les habitudes et les usages, qui ont fait la preuve de leurs insuffisances mais qui sont entretenus par la presse et les partis et acceptés inconsciemment par l&#8217;opinion publique depuis des années sans qu&#8217;aucune remise en cause ne soit esquissée.</p>
<p><strong>Pourquoi ce blog pour les présidentielles ? </strong></p>
<p>C&#8217;est l&#8217;occasion d&#8217;une rencontre directe du peuple et d&#8217;un homme ou d&#8217;une femme porteurs d&#8217;idées nouvelles, par delà la presse, les partis et les corps intermédiaires. Ce moment privilégié, qui n&#8217;intervient qu&#8217;une fois chaque cinq ans, peut permettre de développer une autre vision de notre avenir et des moyens susceptibles de le rendre meilleur.</p>
<p>Cette vision nouvelle, cet appel à la raison des citoyens constituera ainsi une alternative nouvelle à laquelle ils pourront avoir recours lorsque l&#8217;impérieuse nécessité se fera sentir.</p>
<p>Il s&#8217;agit en fait de mettre en ouvre une démarche désintéressée: l&#8217;appel . au-dessus des partis et des clivages et l&#8217;acceptation du risque de n&#8217;être pas entendu . tout en proposant pour l&#8217;avenir une alternative, une autre façon d&#8217;aborder les insuffisances de notre mode de vie et de gouvernement actuel. solution susceptible d&#8217;apparaître comme un recours au-delà des partis et des clivages.</p>
<blockquote><p><strong>Il est vrai que l&#8217;on constate dans la campagne actuelle des évolutions positives par rapport aux précédentes campagnes </strong>:</p>
<blockquote><p>• les deux principaux candidats appartiennent à une nouvelle génération et ne se sentent pas solidaires de leurs prédécesseurs et des modes de fonctionnement habituels des partis dont ils sont issus.</p>
<p>• ils sont conscients du besoin de participation des électeurs, de la nécessité d&#8217;un langage plus responsable . et des attentes de changement.</p>
<p>• mais reste la tentation de vouloir séduire le plus grand nombre en juxtaposant des propositions contradictoires et en entretenant une certaine confusion sur le plan de route et la logique d&#8217;ensemble.</p>
<p>• et restent les règles du jeu, les mentalités et les cadres institutionnels actuels qui condamnent a priori le futur président aux conflits et aux échecs à plus ou moins long terme.</p></blockquote>
</blockquote>
<p><strong>3. <strong>Pourquoi faut-il penser autrement le débat des présidentielles ? </strong></strong></p>
<p>La démarche ne consiste pas à dénigrer les hommes et les femmes qui assument des responsabilités politiques, économiques ou sociales dans notre pays, et a fortiori les entrepreneurs, chercheurs et salariés qui ouvrent à maintenir le niveau de notre économie.</p>
<p>Mais force est de constater que la régulation actuelle de notre société ne permet pas de développer toutes les synergies possibles et d&#8217;économiser les gaspillages de l&#8217;énergie humaine et des richesses naturelles de la planète.</p>
<p><strong>Il apparaît en effet nécessaire de remettre à plat nos modes opératoires en France et de redevenir un exemple pour l&#8217;Europe et le monde. </strong></p>
<p class="nav2"><img height="9" hspace="2" src="http://penserautrement.com/blog/images/pccarree.gif" width="9" /><a class="nav2" href="http://penserautrement.com/blog/02.php"> Le constat pessimiste de la situation économique, sociale et financière de la France fait l&#8217;objet<br />
d&#8217;une certaine unanimité ( <em>cf. partie II </em>).</a></p>
<p class="nav2"><img height="9" hspace="2" src="http://penserautrement.com/blog/images/pccarree.gif" width="9" /> <a class="nav2" href="http://penserautrement.com/blog/02b.php">Les facteurs à l&#8217;origine de cette situation sont moins analysés alors qu&#8217;ils sont difficilement réversibles </a><br />
et porteurs d&#8217;effondrement à terme ( <em>cf. partie III </em>).</p>
<p class="nav2"><img height="9" hspace="2" src="http://penserautrement.com/blog/images/pccarree.gif" width="9" /><a class="nav2" href="http://penserautrement.com/blog/02c.php"><strong> Une certitude</strong> : notre système de gouvernement actuel n&#8217;est pas en mesure de conduire<br />
les changements majeurs nécessaires au sursaut ( <em>cf. partie IV </em>). </a></p>
<p>Les mêmes causes produisent les mêmes effets : depuis 30 ans, les insuffisances du pouvoir s&#8217;avèrent constantes et irréversibles quels que soient les hommes qui en ont la charge.</p>
<p>Sensibilisé sur ces causes en 2002, affirmant qu&#8217;il les prenait en compte, le candidat Jacques Chirac n&#8217;a pu faire que des réformes très partielles sur le fond et n&#8217;a absolument pas remis en cause les fondamentaux qui régissent les rapports entre gouvernants et gouvernés.<br />
<a class="nav2" href="http://penserautrement.com/blog/02c.php">( <em>voir engagements du Président en 2002 et résultats de la mandature - dans la 4ème partie </em>).</a></p>
<p>A défaut de prise de conscience générale et de remise à plat de nos modes opératoires, il est à craindre que, le contexte restant inchangé, la seule personnalité du candidat élu ne puisse modifier l&#8217;impuissance actuelle.</p>
<p class="nav2"><span class="nav2"><img height="9" hspace="2" src="http://penserautrement.com/blog/images/pccarree.gif" width="9" /></span><a class="nav2" href="http://penserautrement.com/blog/02d.php"><strong>Une évidence</strong> : il est urgent et indispensable de revoir les fondamentaux de notre<br />
vie publique et de notre mode de gouvernement, en réhabilitant la justice et la responsabilité<br />
à tous les niveaux (cf. partie V).</a></p>
<p>Sans avoir la prétention d&#8217;être exhaustif, pour remédier à cette situation de blocage de notre démocratie, à la déresponsabilisation à tous les niveaux et à l&#8217;occultation trop fréquente de la raison par l&#8217;émotion et la peur, quatre séries d&#8217;actions préalables à toute autre réforme doivent être engagées.</p>
<p align="right">François-Xavier Donnadieu<br />
Président de l&#8217;Association<br />
« Penser autrement »</p>
<table cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%" bgcolor="#3aa6c1" border="0">
<tr>
<td style="height: 1px" valign="top" align="left" bgcolor="#ecf7f9">
<p class="nav"><span class="ttarticles"><strong>MES PROPOSITIONS (Préalables)</strong></span></p>
<p class="nav"><strong><br />
</strong><span class="ttprositions"><strong><strong><a class="ttprositions" href="http://penserautrement.com/blog/02d.php">1er préalable</a></strong></strong></span><strong><strong><a class="nav" href="http://penserautrement.com/blog/02d.php"> : Actualisation et hiérarchisation des fondements de notre vouloir vivre ensemble dans un code commun accepté par tous.</a> </strong></strong></p>
<p><span class="ttprositions"><strong><a class="ttprositions" href="http://penserautrement.com/blog/02d2.php">2 ème préalable</a></strong></span><strong><a class="nav" href="http://penserautrement.com/blog/02d2.php"> : Définition claire et rationnelle du statut des élus et du rôle de la puissance publique</a></strong></p>
<p><a class="ttprositions" href="http://penserautrement.com/blog/02d3.php"><strong>3 ème préalable</strong></a><strong><a class="nav" href="http://penserautrement.com/blog/02d3.php"> : Simplification et rationalisation des modalités de décision et de gestion des Pouvoirs Publics</a></strong></p>
<p class="nav"><a class="ttprositions" href="http://penserautrement.com/blog/02d4.php"><strong>4 ème préalable</strong></a><strong><a class="nav" href="http://penserautrement.com/blog/02d4.php"> : Introduction de plus de justice dans le statut des différents acteurs du jeu social et dans la répartition des acquis entre les corporations</a></strong></p>
</td>
</tr>
</table>
</div>
</td>
</tr>
</table>
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		</item>
		<item>
		<title>4 ème préalable :</title>
		<link>http://penserautrement.com/blog/2007/04/18/4-eme-prealable/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2007 13:08:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Xavier Donnadieu</dc:creator>
		
		<category>Mes Propositions Préalables</category>

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		<description><![CDATA[




4 ème préalable : Introduction de plus de justice dans le statut des différents acteurs du jeu social et dans la répartition des acquis entre les corporations.
Il est difficile d&#8217;imaginer que les membres d&#8217;un groupe acceptent de participer loyalement au jeu qu&#8217;on leur propose, s&#8217;ils n&#8217;ont pas le sentiment de pouvoir bénéficier des mêmes chances et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<link href="http://penserautrement.com/blog/styles_blog_texte.css" type="text/css" rel="stylesheet" />
<table cellspacing="0" cellpadding="6" width="94%" align="center" bgcolor="#ffffff" border="0">
<tr>
<td class="nav" style="height: 1px" valign="top" align="left">
<div align="justify"><strong></p>
<p class="ttprositions"><strong>4 ème préalable : Introduction de plus de justice dans le statut des différents acteurs du jeu social et dans la répartition des acquis entre les corporations</strong>.</p>
<p>Il est difficile d&#8217;imaginer que les membres d&#8217;un groupe acceptent de participer loyalement au jeu qu&#8217;on leur propose, s&#8217;ils n&#8217;ont pas le sentiment de pouvoir bénéficier des mêmes chances et si la répartition des richesses et avantages ne leur semble pas équitable.</p>
<p>Sans vouloir retomber dans l&#8217;utopie égalitariste des communistes, il s&#8217;agit pour les gouvernants de susciter une prise de conscience générale d&#8217;ordre éthique et rationnelle, pour obtenir, après un vrai débat dans le pays, un renoncement volontaire de chacun aux avantages excessifs ou indus, qui serait acté globalement et approuvé pour référendum.</p>
<p>Cette perspective est moins irréaliste qu&#8217;elle n&#8217;y paraît car il est plus facile d&#8217;obtenir des concessions volontaires et simultanées des individus que d&#8217;imposer successivement à chaque catégorie socioprofessionnelle ou corporation des arbitrages contestés par principe.</p>
<p><strong>1 - Il est nécessaire de réduire l&#8217;emprise injustifiée du passé et des corporations sur les règles en vigueur et sur les situations individuelles ou collectives. </strong></p>
<p>Au-delà des différences dans les comptes en banques et les placements financiers qui sont plus difficiles à recenser et plus facilement lissées par les accidents de la vie et les changements de génération, les rentes de situation et droits acquis justifiés par d&#8217;autres raisons que le mérite, le risque ou le travail constituent des handicaps insupportables pour ceux qui en sont exclus.</p>
<p>Sans vouloir faire un inventaire des bénéficiaires, il n&#8217;est pas inutile de rappeler quelques uns des thèmes qui structurent les rentes ou droits acquis, dont la justification est pour le moins aléatoire ou contestable au regard de l&#8217;équité: la sécurité de l&#8217;emploi, l&#8217;âge de retraite, les horaires, les congés, la protection syndicale, les régimes fiscaux, les conditions de travail, les avantages en nature attribués par l&#8217;entreprise, la protection sociale, l&#8217;avancement à l&#8217;ancienneté, la considération sociale, les professions protégées .</p>
<p>C&#8217;est l&#8217;avantage commun qui crée la corporation, laquelle défend cet avantage et s&#8217;efforce de l&#8217;accroître.</p>
<p>En 1791, la loi Le Chapelier a interdit les corporations pour libérer l&#8217;individu de l&#8217;oppression de groupes ; restaurer à la fin du XIXème la liberté d&#8217;association s&#8217;est développée au XXème siècle au profit des individus et au détriment de l&#8217;Etat. Ne faudrait-il pas une nouvelle loi Le Chapelier pour restaurer l&#8217;autorité de l&#8217;Etat et la responsabilité des individus ?</p>
<p>Dans son excellent livre « Toujours plus ! », François de Closets avait déjà défini, voilà plus de 20 ans, quelques unes des lois de l&#8217;inégalité.</p>
<p>•  L&#8217;inégalité s&#8217;observe à partir de corporations et imbrications de corporations qui s&#8217;organisent autour de leurs avantages ;</p>
<p>•  La condition de chacun correspond autant à la puissance de sa corporation qu&#8217;à son mérite personnel ;</p>
<p>•  Les inégalités non monétaires et les inégalités monétaires tendent à se cumuler ;</p>
<p>•  Ceux qui touchent les plus basses rémunérations n&#8217;ont que des avantages non monétaires négatifs ;</p>
<p>•  Les corporations ayant intérêt à se faire plaindre plutôt qu&#8217;envier, défendent jalousement le secret de leurs avantages.</p>
<p>Il faudrait rajouter :</p>
<p>•  l&#8217;Etat veille à ce que ce secret soit conservé pour éviter d&#8217;avoir l&#8217;air de monter les français les uns contre les autres ..</p>
<p>Il ne faut pourtant n&#8217;avoir jamais peur de la vérité et de la transparence . sans lesquelles les situations ne font que s&#8217;aggraver.</p>
<p>2 - <strong>L&#8217;amélioration de l&#8217;égalité des chances est d&#8217;autant plus nécessaire qu&#8217;elle peut seule légitimer la concurrence sur le marché du travail et la sélection par le jeu de l&#8217;offre et de la demande. </strong></p>
<p>Dans l&#8217;idéologie Marxiste, l&#8217;égalité des chances, c&#8217;est d&#8217;abord l&#8217;éducation des enfants en dehors de leur famille dans des écoles et des structures d&#8217;accueil sous le contrôle de l&#8217;Etat.</p>
<p>L&#8217;osmose culturelle, l&#8217;éducation familiale, l&#8217;accompagnement scolaire, les disponibilités monétaires, et les relations sociales ne produisent plus dans un tel concept leurs effets discriminants.</p>
<p>Mais les limites et inconvénients de cette pratique l&#8217;ont heureusement définitivement condamnée.</p>
<p>La question de l&#8217;égalité des chances reste de ce fait très difficile à résoudre.</p>
<p>L&#8217;école laïque, gratuite et obligatoire, contribue certes depuis Jules Ferry à donner à tous les jeunes citoyens la même formation. Jusque dans les années 60, l&#8217;instituteur public ou les confréries religieuses délivraient les fondamentaux de l&#8217;éducation civique et morale, en complément à l&#8217;éducation de la famille, encore influente, et au cadre formateur du service militaire. Même s&#8217;il était à bien des égards imparfait, ce processus contribuait notablement à donner à tous des chances égales. L&#8217;ascenseur social fonctionnait.</p>
<p>Cela est beaucoup moins vrai aujourd&#8217;hui du fait de la démission de bon nombre de parents, de la perte d&#8217;autorité des enseignants, et de la disparition du service militaire.</p>
<p>La réhabilitation de la famille et de l&#8217;école, et le renouveau de l&#8217;autorité des parents et des enseignants, devraient résulter naturellement de la mise en ordre de la société et du retour de la raison et de la responsabilité comme référents majeurs.</p>
<p>Mais cela ne suffirait sans doute pas pour assurer une véritable égalité des chances. Une entrée plus rapide dans la vie active (18 - 20 ans), et une sélection des élites plus tardive, après une cycle d&#8217;études de 2 à 3 ans organisé à mi-parcours de la vie professionnelle (35 - 40 ans) pourrait, par exemple, être de nature à réduire sensiblement la part de l&#8217;influence familiale dans la réussite sociale des enfants. Plus nombreux seraient sans doute les fils d&#8217;ouvriers ou d&#8217;employés qui, après une première expérience de la vie professionnelle, pourrait espérer réussir aux concours des grandes écoles qui forment les cadres supérieurs de notre société.</p>
<p>Un autre axe de réflexion pourrait être l&#8217;attribution d&#8217;une bourse du logement destinée à faciliter l&#8217;insertion dans la société de tous les jeunes qui débutent dans la vie professionnelle sans autre ressource que leur salaire. Cette aide substantielle pourrait constituer un apport en fonds propres à vie, financé par un fonds commun de placement, conçu sur le modèle des fonds de pension. L&#8217;abondement de ce fonds étant assuré par l&#8217;impôt sur la transmission du patrimoine et par des versements volontaires donnant droit à déduction fiscale.</p>
<p>Même si l&#8217;égalité des chances est un idéal difficilement atteignable dans nos sociétés libérales, l&#8217;accès à l&#8217;ascenseur social et à la propriété immobilière sont deux éléments majeurs du sentiment d&#8217;appartenance à une société ouverte à tous.</p>
<p>3 - <strong>Redéfinir le bien fondé du concept de discrimination au regard du principe d&#8217;équité. </strong></p>
<p>Il est sain et conforme à la raison de distinguer et donc de discriminer entre les idées, les choses et être vivants pour les identifier, les répertorier, voire les classer. L&#8217;identité d&#8217;un individu, son originalité, ses qualités exigent qu&#8217;elles soient reconnues par la collectivité, sauf à accepter la banalisation, l&#8217;uniformisation, et l&#8217;égalitarisme prônés par certaines idéologies collectivistes et totalitaires.</p>
<p>La discrimination n&#8217;est donc pas mauvaise en soi puisqu&#8217;elle permet de constater des différences, des oppositions et aussi des complémentarités. Vouloir nier les différences, les incompatibilités, les complémentarités, revient à nier la dignité et la spécificité de chaque individu, voire de chaque groupe.</p>
<p>Admettre la différence entre les races, les sexes, les religions, les opinions n&#8217;a donc rien de répréhensible, quand il ne s&#8217;agit de rien d&#8217;autre que de prendre acte de faits objectifs.</p>
<p>Par contre est contraire aux droits de l&#8217;homme et à l&#8217;égalité devant de la loi, toute décision ou attitude consistant à traiter différemment les gens selon leur appartenance ethnique, religieuse ou sociale ou selon leurs opinions. Il importe que ce soient les mêmes critères de choix et les mêmes règles de différenciation pour tous les citoyens salariés, usagers, locataires, etc .</p>
<p>Ce n&#8217;est ni le traitement appliqué à un individu, ni le constat de l&#8217;appartenance de cet individu à une race, une religion ou une école de pensée, qui sont en soi répréhensibles mais le fait que ce traitement ou ce constat se fonde non sur les seules caractéristiques intrinsèques de l&#8217;individu mais sur cette appartenance et sur ce qu&#8217;elle est censée avoir pour effet sur l&#8217;individu.</p>
<p>De ce fait, il importe de sortir rapidement des amalgames et de la confusion entretenus par certaines déclarations ou décisions, voire par les lois dites « mémorielles » qui veulent restreindre et contraindre la liberté d&#8217;expression.</p>
<p>Il n&#8217;est pas souhaitable par exemple de faire l&#8217;amalgame entre les pratiques ségrégationnistes avérées, notamment racistes ou homophobes, qui doivent être condamnées sans réserve, et l&#8217;expression d&#8217;opinions divergentes mais argumentées, mettant en lumière la relativité des positions de certaines communautés naturellement à défendre de leurs légitimes intérêts et leurs idées, justes de leur point de vue, de façon quelque peu intolérante et unilatérale.</p>
<p>Il n&#8217;est pas logique non plus de dénoncer avec vigueur les discriminations condamnables dont peuvent être victimes certaines minorités, et de vouloir parallèlement mettre en place en leur faveur des discriminations dont sont victimes les autres citoyens.</p>
<p>La discrimination positive est tout aussi condamnable que la discrimination négative. Les différences de traitement entre les citoyens, décisions, jugements, règles applicables, ne peuvent être fondées que sur leur capacité, leur mérite ou leur travail.</p>
<p>Au-delà de l&#8217;aspect anecdotique et « gesticulatoire » de certaines nominations, bon nombre de décisions des pouvoirs publics s&#8217;apparentent aussi à de la discrimination positive (concours pour les agents publics avec des quotas, principe de parité pour les candidatures politiques, .).</p>
<p>L&#8217;égalité des chances ne peut pas, ne doit pas résulter de mesures discriminatoires.</p>
<p>Il est dangereux de croire que l&#8217; équité au profit d&#8217;un individu consiste à pratiquer l&#8217;iniquité pour d&#8217;autres individus.</p>
<p>4 - <strong>Réintroduire plus de justice et de solidarité entre les pays et les générations, le secteur publié et le secteur privé </strong></p>
<p>Il est important d&#8217;avoir une approche juste et responsable tant au niveau de la collectivité nationale qu&#8217;à celui de la planète.</p>
<p>La mondialisation est un processus qui transcende les frontières et confronte les offres et les demandes de tous les pays, permettant à chacun de faire valoir ses propres avantages comparatifs et de profiter de la croissance de la production mondiale. Le risque d&#8217;exploitation de la main d&#8217;ouvre pas chère des pays peu développés et de gaspillage des ressources de la planète est loin cependant d&#8217;être écarté. Si tous les pays avaient le même niveau de vie que les Etats-Unis, il faudrait plusieurs planètes pour y faire face.</p>
<p>Il est important que les dirigeants mais aussi les citoyens prennent conscience de ces risques et des enjeux pour l&#8217;humanité.</p>
<p>Préoccupante est la contradiction entre d&#8217;une part la logique d&#8217;une croissance censée satisfaire le plein emploi, les attentes des consommateurs et les profits des grandes entreprises, et d&#8217;autre part la nécessité d&#8217;une gestion économique de nos ressources naturelles et de notre environnement.</p>
<p>Certains estiment qu&#8217;il suffit de produire et de consommer autrement. Mais est-ce possible et sera-ce suffisant ? Ne faut-il pas agir à la fois sur le genre de vie et le niveau de vie ?</p>
<p>En France en particulier, le souci de justice à l&#8217;égard des générations futures est assez faible. Aux conséquences pour l&#8217;avenir de nos pratiques de consommation actuelles, s&#8217;ajoutent l&#8217;endettement croissant de l&#8217;Etat (plus de 2 000 milliards d&#8217;euros) et les interrogations qui demeurent pour le financement de nos retraites à partir de 2020.</p>
<p>Sur ce dernier sujet, l&#8217;approche dogmatique du financement des retraites par « répartition », défendue par les socialistes et admis par la droite, n&#8217;a pas permis de trouver des solutions intelligentes. De ce fait, les salariés français, quelque peu sacrifiés aux actionnaires par le management des grandes entreprises, comme tous les salariés, payent en quelque sorte pour revaloriser les retraites des américains. Alors qu&#8217;une vision plus pragmatique aurait pu permettre une solution mixte plus adaptée à la situation.</p>
<p>Conçu à la fin du XIXème siècle, comme une protection pour la caste de moines - soldats en charge d&#8217;assurer l&#8217;efficacité du service public, et notamment sa continuité et son adaptation permanente aux attentes des usagers, le statut de la fonction publique a perdu de sa légitimité. L&#8217;équilibre initial des droits et devoirs a été rompu depuis les années cinquante, avec la reconnaissance de fait du droit de grève et d&#8217;un droit syndical sans limite.</p>
<p>En position d&#8217;exercer un chantage dans les secteurs essentiels de l&#8217;énergie et des transports, suite à la constitution de monopoles d&#8217;Etat mis en place pour garantir les usagers contre les dangers de l&#8217;initiative privée, ils ont ainsi obtenu des revalorisations notables de salaires dont la modestie initiale était la contrepartie de la sécurité de l&#8217;emploi et des perspectives de carrière et de retraite. L&#8217;avènement d&#8217;un chômage structurel important, avec le premier choc pétrolier a par ailleurs revalorisé considérablement l&#8217;avantage de la sécurité de l&#8217;emploi.</p>
<p>Sans remettre en cause la nécessité et la spécificité des agents en charge des missions régaliennes, se pose de façon urgente la question de leur champ d&#8217;activité et surtout de leur statut.</p>
<p>La mobilité entre secteur public et privé ne doit pas jouer en sens unique : pourquoi, sans pour autant remettre en cause la logique du concours, pour les fonctions véritablement régaliennes, les agents publics ne seraient-ils pas soumis au droit commun des contrats de travail ?</p>
<p>Pourquoi les contrats de droit commun (CDD, CDI) ne seraient-ils pas développés dans le secteur public pour permettre une plus grande interpénétration des carrières avec le secteur privé.</p>
<p>Un professeur, un magistrat, un militaire, peuvent à ce jour quitter la fonction publique pour aller dans le secteur privé exercer d&#8217;autres fonctions. Pourquoi les agents du secteur privé ne pourraient-ils pas être admis au cours de leur vie professionnelle dans la fonction publique pour exercer ces emplois ? Certaines fonctions nécessitant de l&#8217;expérience et de la sagesse, comme les magistrats, les professeurs, ou les corps de contrôle pourraient même d&#8217;ailleurs être réservés à des candidats ayant un certain âge et une certaine expérience.</p>
<p>Le pays ne fera pas l&#8217;économie d&#8217;une réflexion approfondie sur le rôle de l&#8217;Etat et sur le statut des agents publics. L&#8217;idéal pour beaucoup serait un état providence omnipotent et une généralisation à tous du statut d&#8217;agent public avec la sécurité qui y est attachée. Hélas les salaires de ces agents doivent être financés par le marché et les agents économiques qui créent des richesses.</p>
<p>L&#8217;utopie communiste avait imaginé que l&#8217;Etat pourrait aussi s&#8217;occuper de la création des richesses en planifiant et en organisant la vie économique. En Chine, comme en Russie, l&#8217;expérience a montré rapidement ses limites de façon incontestable.</p>
<p>Nous devrions donc en tirer définitivement et complètement les leçons. Après la vague des nationalisations de 1982, après le ni-ni, et les privatisations, l&#8217;Etat conserve des parts importantes du capital de grandes banques et entreprises. Après Alsthom, les Pouvoirs publics envisagent de recapitaliser Airbus. Il faudrait décidément clarifier sans trop tarder le rôle de notre Etat et la place de la fonction publique.</p>
<p>Pourquoi les agents publics ne pourraient-ils pas être, comme les salariés du privé, protégés non par un statut mais par le régime des salariés de droit commun ?</p>
<p>Quelle spécificité justifie désormais le statut protecteur dont ils disposent ? Comme dans le privé, l&#8217;Etat ou les collectivités ont besoin de managers, de techniciens, d&#8217;informaticiens, de formateurs, etc. Les particularités des domaines traités, les exigences de discrétion ou de secret. existent aussi dans le secteur privé. même les armées et les forces de l&#8217;ordre font d&#8217;ailleurs appel aujourd&#8217;hui à des contractuels pour des durées limitées.</p>
<p>La création d&#8217;un CDI pour les 250.000 salariés des collectivités publiques non titulaires en 2005, pour répondre aux exigences européennes, s&#8217;est heurtée à la résistance des syndicats craignant une atteinte au statut. Cela illustre le chemin à parcourir.</p>
<p>La notion de syndicat représentatif limitativement fixée voilà cinquante ans, excluant toute ouverture réelle et limitant la concurrence, a rigidifié le mode d&#8217;expression des travailleurs favorisant souvent la surenchère et l&#8217;irresponsabilité.</p>
<p>Très peu nombreux sont les salariés du secteur privé qui adhèrent, et bon nombre parmi ceux-là visent essentiellement à renforcer leur position dans l&#8217;entreprise, voire à s&#8217;assurer contre les licenciements. En fait, le syndicalisme a surtout de l&#8217;influence dans le secteur public et vit principalement grâce à la fonction publique dont il renforce l&#8217;importance et défend les acquis sociaux.</p>
<p>La justice commande que nous examinions sans tarder tous ses droits acquis ou rentes de situation injustifiées, non pour porter préjudice à ceux qui en bénéficient, mais pour restaurer un ordre juste conforme à nos valeurs et propice à une saine concurrence des individus.</p>
<p>Certes ce n&#8217;est pas de gaité de cour que ces renoncements devront se faire. Mais si chacun a conscience que c&#8217;est conforme à la raison et la justice, et que toutes les catégories privilégiées sont concernées, cela devrait être possible avec une pédagogie forte des politiques et un appui total de l&#8217;opinion.</p>
<p>Un livre récent « La fin des privilèges - Payer pour réformer » aborde ce problème essentiel de façon pragmatique en considérant que l&#8217;Etat, encore lui, devra dédommager les privilégiés. Rentes de droite (taxis, petit commerce, PAC.) et rentes de gauche (statut des fonctionnaires.), seraient ainsi rachetées pour redonner à l&#8217;Etat la liberté de faire les réformes nécessaires.</p>
<p>Une addition de 380 milliards d&#8217;Euros pour permettre le sursaut ? Pourquoi pas mais reste à nos gouvernants de faire accepter l&#8217;idée, de la mettre en ouvre et de la faire précéder ou de l&#8217;accompagner par les actions préalables évoquées plus haut pour restaurer les fondamentaux de notre vie politique et sociale.</p>
<p class="ttarticles"><em><strong><a class="ttarticles" href="http://penserautrement.com/blog/02e.htm" /></strong></em></p>
<p></strong></div>
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</tr>
</table>
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		<title>3 ème préalable :</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2007 13:07:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Xavier Donnadieu</dc:creator>
		
		<category>Mes Propositions Préalables</category>

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		<description><![CDATA[




3 ème préalable : Simplification et rationalisation des modalités de décision et de gestion des Pouvoirs Publics.
L&#8217;élaboration des normes qui régissent notre société et la conception même de notre système de prélèvements obligatoires doivent être aménagées sans tarder pour permettre aux citoyens d&#8217;en comprendre la logique et les enjeux.
Il ne s&#8217;agit pas ici d&#8217;apporter en quelques [...]]]></description>
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<tr>
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<div align="justify"><strong></p>
<p class="ttprositions"><strong>3 ème préalable : Simplification et rationalisation des modalités de décision et de gestion des Pouvoirs Publics.</strong></p>
<p>L&#8217;élaboration des normes qui régissent notre société et la conception même de notre système de prélèvements obligatoires doivent être aménagées sans tarder pour permettre aux citoyens d&#8217;en comprendre la logique et les enjeux.</p>
<p>Il ne s&#8217;agit pas ici d&#8217;apporter en quelques lignes une solution à ces problèmes complexes sur lesquels les études et réflexions ont été nombreuses mais d&#8217;envisager les orientations rationnelles et désintéressées susceptibles d&#8217;ouvrir un vrai débat dans le pays, avant de le conclure par un référendum.</p>
<p>1 - <strong>La norme obligatoire ne doit plus être galvaudée et servir d&#8217;alibi aux gouvernants pour masquer leur impuissance. </strong></p>
<p>Le parlement est devenu une sorte de chambre d&#8217;enregistrement des projets initiés par le gouvernement.</p>
<p>Le vote de ces projets sans véritable débat sur leur opportunité ou sur leur contenu par la majorité parlementaire s&#8217;apparente trop souvent à un abus de majorité auquel les manifestants opposent souvent un abus de minorité.</p>
<p>Trop souvent en effet ce sont des lois de circonstance soit « mémorielles » soit « discriminatoires », soit « gesticulatoires » qui visent à faire croire à l&#8217;électeur que le gouvernement agit et que la Puissance Publique a bien le pouvoir de régler tous les problèmes de la société.</p>
<p>L&#8217;inefficacité sur le terrain de la plupart de ces dispositions ont cependant depuis longtemps convaincu les Français de l&#8217;inutilité relative de ces efforts pathétiques.</p>
<p>Voilà d&#8217;ailleurs la perception de cette situation, par le Président de l&#8217;union syndicale des magistrats, c&#8217;est-à-dire du représentant (et pas le plus extrémiste) de ceux qui sont appelés à appliquer ces lois.</p>
<p>«  <em>Pris d&#8217;un véritable prurit législatif à chaque démangeaison du corps social, le Parlement a définitivement glissé vers une production législative à but thérapeutique. Un peu de pommade et les Français vont se calmer . </em> » (Le Monde octobre 2006 - Diafoirus au Parlement).</p>
<p>La pratique consistant à traiter le symptôme par l&#8217;effet d&#8217;annonce a montré ses limites. Celle qui consiste à interdire certaines opinions pour faire plaisir aux grands prêtres de l&#8217;idéologie dominante n&#8217;est plus appréciée. Tout aussi contestable est celle qui voudrait fixer des règles discriminatoires non justifiées par l&#8217;intérêt général et l&#8217;égalité des chances mais par la seule origine raciale ou sexuelle des citoyens.</p>
<p>Il est urgent de redonner à la loi son caractère général et universel et de lui assurer une certaine stabilité.</p>
<p>Il faut limiter le nombre de lois examinées par le Parlement afin d&#8217;améliorer la qualité de son contenu et la clarté de son objectif.</p>
<p>Les représentants du peuple retrouveront ainsi leur vocation première, en contribuant à une réflexion approfondie sur les vrais problèmes, à laquelle les citoyens pourront être associés.</p>
<p>2 - <strong>Il est urgent de clarifier et de simplifier notre système de prélèvements obligatoires </strong>pour permettre aux citoyens une meilleure compréhension du bien fondé des contributions qui leur sont demandées et une connaissance exacte de l&#8217;origine des financements des dépenses de la Puissance Publique. Sans compréhension, pas de responsabilité possible.</p>
<p>Tout un chacun peut constater, pour lui-même ou pour ses proches, notre comportement schizophrénique à l&#8217;égard de ce système de prélèvement. D&#8217;une part, nous trouvons tous subjectivement, même lorsque l&#8217;on en paye peu, que nous payons beaucoup trop d&#8217;impôts et de cotisations, et ce n&#8217;est pas faux puisque c&#8217;est la rémunération de deux jours de travail sur trois qui est consentie par chacun aux dépenses mutualisées (soit 2/3 du salaire brut et des charges payées par l&#8217;entreprise).</p>
<p>D&#8217;autre part, nous sommes toujours prêts à accepter les dépenses inconsidérées de l&#8217;Etat, à ne pas trouver anormal des initiatives porteuses de dépenses (droit au logement opposable), à comprendre les revendications coûteuses de telle ou telle corporation, et à tirer parti chaque fois que c&#8217;est possible des subventions ou allocations auxquelles nous avons droit.</p>
<p>Cette situation d&#8217;irresponsabilité générale est à l&#8217;évidence imputable à la confusion actuelle de notre système de prélèvement et à l&#8217;absence de pédagogie des gouvernements qui ne chiffrent jamais leurs annonces ou les revendications catégorielles auxquelles ils cèdent et, lorsqu&#8217;ils le font, n&#8217;indiquent pas si les fonds publics débloqués vont être économisés sur un autre poste de dépense, s&#8217;ils vont se traduire par des impôts futurs, ou s&#8217;ils seront payés par un endettement supplémentaire.</p>
<p><strong>Moins le citoyen est informé, plus la marge de manouvre des politiques est importante.</strong></p>
<p>Les raisons de cette situation sont nombreuses mais certaines sont plus facilement identifiables.</p>
<p>D&#8217;abord l&#8217;absence de lien direct entre recette et dépense publique est imputable aux grands principes de droit budgétaire fixés au début du XIXème siècle, par les assemblées élues au suffrage censitaire, jalouses de leur prérogative et désireuses de donner un contenu réel au mandat représentatif, et non impératif, qui leur avait été confié. Ces principes budgétaires et les mentalités des élus sont identiques près de 200 ans après ! Le référendum et toute consultation directe de leurs électeurs sont considérés comme des atteintes à leur qualité de représentant du peuple !</p>
<p>La complexité du système de prélèvement obligatoire n&#8217;est certes pas totalement étrangère à cette préoccupation du pouvoir de maintenir le citoyen contribuable dans une incompréhension qui favorise ses initiatives. La volonté de rendre les ponctions fiscales moins visibles, en multipliant les assiettes et les personnes chargées de les percevoir (pouvoir central, pouvoir local, commerçants, entreprises, pompistes, notaires, etc ..) relève également de cette volonté de disposer d&#8217;une plus grande liberté.</p>
<p>De même, le prélèvement à la source des cotisations sociales par l&#8217;entreprise, et demain peut-être de l&#8217;IRPP, est une pratique très appréciable pour les hommes politiques du fait de son caractère relativement indolore.</p>
<p>Comment mobiliser le citoyen dans ces conditions ? Comment lui donner envie de savoir à quoi sont utilisées les sommes versées ? Il se replie sur son salaire net après l&#8217;impôt et se consacre à sa seule majoration.</p>
<p>Pour être tout à fait juste, il faut reconnaître que la politique fiscale (choix de l&#8217;assiette, modulation des taux et dérogations diverses telles que niches fiscales, crédit fiscal ou déductions fiscales .) est désormais, avec la loi, le principal moyen d&#8217;intervention de l&#8217;Etat pour agir sur le tissu économique et mettre en ouvre ses politiques de l&#8217;emploi, du logement social ou du développement territorial. Mais si cette politique fiscale peut expliquer la diversification des assiettes, elle ne la justifie pas. D&#8217;autant qu&#8217;elle induit des pertes de recettes pour l&#8217;Etat qui ne sont pas toujours très bien identifiées et mises en regard des résultats de la politique qui est censée les justifier.</p>
<p>On comprend que l&#8217;information des citoyens et leur compréhension des décisions des gouvernants dans un tel contexte ne sont pas envisageables. Et le fait que le calcul des impôts et leur paiement ne relèvent pas de la même administration, et que les mêmes revenus sont imposés plusieurs fois (CSG, IRPP, ISF, TVA .) ne favorise pas la réconciliation du contribuable avec les impôts.</p>
<p>Si l&#8217;on veut intéresser les citoyens à la gestion de l&#8217;Etat, si les gouvernements veulent pouvoir faire appel à leur raison et à leur responsabilité, à l&#8217;heure des réformes et pour le choix des mesures d&#8217;économie que nous impose notre endettement, il est primordial de simplifier notre mode de prélèvement et de rétablir le lien direct entre les impôts payés et les dépenses auxquelles ils sont affectés.</p>
<p>Par ailleurs, la responsabilisation des citoyens exige que le nombre d&#8217;assiettes soit réduit et que le produit de chaque impôt soit affecté à une catégorie précise de dépenses. De plus, le prélèvement à la source et tous les procédés de nature à déresponsabiliser le contribuable devraient être supprimés. Le paiement par chèque une fois par an serait au contraire la solution idéale pour lui faire mesurer l&#8217;importance de son effort et le sensibiliser à l&#8217;utilisation qui en est faite.</p>
<p>L&#8217;idéal pourrait être, par exemple, de demander à chaque contribuable cinq versements, chacun calculé sur la base d&#8217;une assiette incontestable et affecté à une grande catégorie de dépenses : les services publics, les équipements publics, la cotisation retraite, la cotisation assurance maladie et les dépenses de solidarité.</p>
<p>Cela peut paraître simpliste et irréaliste, mais cela permettrait de façon indiscutable un dialogue plus responsable entre gouvernants et gouvernés en même temps qu&#8217;une économie importante en agents publics, équipements et immeubles. Cette solution libérerait les collecteurs malgré eux que sont les entreprises, en leur redonnant des marges de manouvre importantes de nature à induire des emplois susceptibles de compenser plus que proportionnellement la réduction d&#8217;activité de tous les spécialistes et conseillers qui vivent actuellement de cette complexité.</p>
<p></strong></div>
</td>
</tr>
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		<title>2 ème préalable :</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2007 13:06:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Xavier Donnadieu</dc:creator>
		
		<category>Mes Propositions Préalables</category>

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2 ème préalable : Définition claire et rationnelle du statut des élus et du rôle de la puissance publique , impératif prioritaire si l&#8217;on veut réhabiliter la politique et restaurer l&#8217;autorité de l&#8217;Etat, préalables indispensables à l&#8217;aboutissement des réformes structurelles nécessaires pour l&#8217;avenir de notre économie et de notre modèle social.
Il ne s&#8217;agit pas ici d&#8217;apporter [...]]]></description>
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<div align="justify"><strong></p>
<p class="ttarticles"><strong class="ttprositions">2 ème préalable : Définition claire et rationnelle du statut des élus et du rôle de la puissance publique </strong>, impératif prioritaire si l&#8217;on veut réhabiliter la politique et restaurer l&#8217;autorité de l&#8217;Etat, préalables indispensables à l&#8217;aboutissement des réformes structurelles nécessaires pour l&#8217;avenir de notre économie et de notre modèle social.</p>
<p>Il ne s&#8217;agit pas ici d&#8217;apporter en quelques lignes une solution à ces problèmes complexes sur lesquels les études et réflexions ont été nombreuses mais d&#8217;envisager les orientations rationnelles et désintéressées susceptibles d&#8217;ouvrir un vrai débat dans le pays, avant de le conclure par un référendum.</p>
<p>•  <strong>Il y a nécessité d&#8217;instaurer un renouvellement des élus plus fréquent.</strong></p>
<p>Si les gouvernants qui se succèdent depuis 30 ans n&#8217;arrivent pas à gérer correctement notre société et en enrayer notre déclin, il faut s&#8217;interroger moins sur ce qui n&#8217;est pas fait que sur les raisons de cette paralysie : il y a des responsables qui ont reçu mandat du peuple et qui ne remplissent pas totalement leur mission . il y a des institutions, des lois et des pratiques qui ne permettent pas de responsabiliser les membres du groupe social, qui de ce fait n&#8217;arrivent pas à renoncer à leur vision égoïste et à leur sensiblerie.</p>
<p>A quoi sert d&#8217;avoir élevé depuis plus de 100 ans le niveau d&#8217;éducation des citoyens, d&#8217;avoir développé le progrès technique qui permet d&#8217;accroître le niveau de vie et facilite les relations entre les membres du groupe social . et de continuer à fonctionner sur les bases du concept de la démocratie représentative telle que définie au début du XIXème siècle .. Avec une implication brève, occasionnelle et sommaire des électeurs .</p>
<p>Et si les enquêtes d&#8217;opinions, instantanées et réactives, même si elles guident souvent les choix des élus, ne peuvent être considérées comme un dialogue démocratique responsable entre gouvernants et gouvernés.</p>
<p>Sans vouloir jeter la pierre à nos hommes politiques, qui se dévouent au bien public, il faut constater que le système actuel ne leur permet pas d&#8217;accomplir les réformes que notre situation exige.</p>
<p>Il n&#8217;est pas possible de ne pas constater que la professionnalisation de la politique et l&#8217;attrait de la notoriété, les conduisent à privilégier leur popularité et leur réélection future par rapport à l&#8217;intérêt général de la société.</p>
<p>La politique est certes l&#8217;art du possible mais encore faut-il essayer de rendre possible ce qui est souhaitable, par la conviction, la pédagogie et la concertation.</p>
<p>L&#8217;autre aspect du rôle de l&#8217;homme politique est de prendre des décisions, même difficiles, et de s&#8217;y tenir avec courage et fermeté comme a su le faire en son temps Margareth Thatcher à laquelle la Grande-Bretagne et Tony Blair sont redevables d&#8217;une situation ô combien meilleure aujourd&#8217;hui que celle de ce pays en 1980 .</p>
<p>Il est trop facile d&#8217;invoquer l&#8217;incompréhension ou le désintérêt des citoyens pour justifier le renoncement à une société meilleure. Il est de la responsabilité du politique de consulter et de débattre pour faire comprendre avant de décider, même contre l&#8217;avis des personnes concernées, si l&#8217;intérêt général l&#8217;exige ou si la raison le justifie.</p>
<p>Il appartient en effet à l&#8217;homme politique, et c&#8217;est sa noblesse, d&#8217;expliquer et de convaincre avec pédagogie et constance avant d&#8217;engager avec courage la mise en ouvre de sa décision dont il doit assumer la responsabilité.</p>
<p>Certes, il est plus facile pour l&#8217;homme politique d&#8217;utiliser la complexité ou d&#8217;occulter une part de l&#8217;information pour prendre des décisions qui peuvent fâcher. Certes, il est plus facile d&#8217;accepter les exigences corporatistes, plus dangereuse à défier que ne l&#8217;est la majorité silencieuse inorganisée, au risque de laisser croire que l&#8217;intérêt général résulte de la négociation entre les intérêts particuliers.</p>
<p>Certes, il est plus facile de satisfaire aux attentes des médias et de l&#8217;opinion publique et d&#8217;emprunter le chemin de la facilité.</p>
<p>C&#8217;est d&#8217;ailleurs aujourd&#8217;hui le critère principal pour apprécier le sens politique d&#8217;un élu. «  <em>Je suis leur chef donc je les suis ou je leur cache la vérité, en tout ou partie, pour qu&#8217;ils me suivent ; l&#8217;important pour ma popularité et ma réélection, c&#8217;est de ne pas faire de vague ! ». </em></p>
<p>Ne serait-il pas temps de changer ce mode de fonctionnement ?</p>
<p>La limitation du cumul dans le temps, mis en place tant bien que mal, n&#8217;est pas la mesure susceptible de changer la situation actuelle.</p>
<p>Outre que cette limitation est partielle, les exemples de détournement de cette limitation ne sont pas rares.</p>
<p>C&#8217;est à l&#8217;évidence la limitation du cumul des mandats dans le temps qui peut mettre un terme à la professionnalisation de la vie politique, principale cause de la paralysie actuelle.</p>
<p>Certes, les politiques font valoir la complexité des dossiers, la difficulté de gouverner sans susciter des manifestations ou des protestations, et l&#8217;importance de l&#8217;expérience. Seuls les plus expérimentés, les plus madrés, les plus familiers du sérail politique peuvent accéder à la fonction suprême.</p>
<p>Regardons les résultats de cette pratique à côté de ceux des pays qui renouvellent leurs personnels politiques. Combien de présidents américains se sont succédés entre 1974 et 2006, soit entre le début du 1 er mandat de 1 er ministre de J. Chirac et la fin de son 2ème mandat de Président de la république ?</p>
<p>Outre qu&#8217;il appartient au politique de réduire la complexité au lieu de s&#8217;en servir, les hauts fonctionnaires sont faits pour lui apporter les analyses techniques susceptibles d&#8217;éclairer ses choix.</p>
<p>La réduction du nombre de mandats, par exemple deux mandats locaux et deux mandats nationaux, redonnerait sa dignité à l&#8217;élu et son attrait à la fonction élective.</p>
<p>Tout citoyen pourrait ainsi avoir vocation à renouveler les approches et les solutions, avant de retourner à ses activités d&#8217;origine, comme le consul Cincinatus à sa charrue. Encore conviendrait-il de prévoir un statut équitable de l&#8217;élu qui lui permette sans risque excessif de quitter son travail et de le retrouver sans pour autant être fonctionnaire. <strong>  </strong></p>
<p>•  <strong>Il importe de réduire le rôle des partis et de réhabiliter l&#8217;initiative </strong><strong>politique</strong></p>
<p>Conjonction d&#8217;une idéologie et d&#8217;une féodalité, les partis politiques ont fait disparaître l&#8217;originalité des idées personnelles de leurs membres, contraints pour être élus de suivre les consignes officielles. Et si la bipolarisation de la Vème République a favorisé la continuité de l&#8217;action gouvernementale et l&#8217;efficacité de l&#8217;exécutif, elle a réduit l&#8217;indépendance du Parlement et la qualité des débats entre parlementaires, et plus généralement entre gouvernants et gouvernés.</p>
<p>Pour réduire les inconvénients de cette situation et raviver les initiatives, il faut couper le lien entre les partis et les groupes parlementaires, revaloriser la place des propositions de loi, et revoir le mode de financement des partis pour favoriser le développement de groupes ad hoc constitués autour d&#8217;un faisceau d&#8217;idées, à chaque élection, en fonction des priorités du lieu et du moment.</p>
<p>Le clivage simpliste droite - gauche favorise l&#8217;absence de réflexion propre des électeurs qui se rangent sans esprit critique dans l&#8217;un ou l&#8217;autre camp dès lors qu&#8217;ils ont fait leur choix entre ceux qui sont « censés » être plus sociaux, plus sensibles à l&#8217;émotionnel, plus attentifs aux pauvres et déshérités et les « soit disant » tenants de l&#8217;ordre, de la liberté, de la responsabilité et de l&#8217;initiative personnelle.</p>
<p>Par ailleurs en se critiquant systématiquement, en condamnant des idées rationnelles, des décisions responsables, dès lors qu&#8217;elles viennent de l&#8217;autre parti, ils desservent gravement l&#8217;intérêt général en encourageant le citoyen à rester fidèle à un parti, à des dogmes et à des a priori au détriment de leur propre réflexion, de leur dignité et de leur responsabilité à l&#8217;égard de la collectivité.</p>
<p>Pour accroître l&#8217;implication des citoyens et débattre plus rationnellement des enjeux et défis de notre société à l&#8217;occasion des élections et des débats parlementaires, il faut appeler à un large rassemblement de Français animés par la raison et attentifs au respect de l&#8217;intérêt général et des valeurs de la République.</p>
<p>L&#8217;alternance au gouvernement de ces deux partis de l&#8217;opinion, de la gauche et de la droite, se caractérise par ailleurs par des modes de penser et des façons de gouverner similaires. Souvent issus des mêmes écoles, attachés aux mêmes valeurs socialo-libérales, ils ont des modes de gouvernement identiques et s&#8217;efforcent l&#8217;un comme l&#8217;autre de ne pas inquiéter le citoyen. C&#8217;est sans doute pour cela que 70 % des Français ne leur font plus confiance.</p>
<p>Dès lors que l&#8217;on pourrait constituer des majorités d&#8217;idées en accord avec l&#8217;opinion et ses attentes, l&#8217;alternance résulterait naturellement de l&#8217;échec ou de l&#8217;usure de la majorité en place, avec l&#8217;apparition corrélative d&#8217;une autre majorité, sans pour autant qu&#8217;existe une bipolarisation rigide et dogmatique.</p>
<p>•  <strong>La restauration de l&#8217;autorité de l&#8217;Etat passe par un recentrage de son périmètre d&#8217;intervention </strong></p>
<p>L&#8217;Etat n&#8217;est rien d&#8217;autre qu&#8217;une organisation collective mise en place par les citoyens sur un territoire donné pour gérer le groupe en leur nom et dans le respect de leur mandat.</p>
<p>Or en France, L&#8217;Etat est à la fois :</p>
<blockquote><p>•  omniprésent (le moindre problème de société dans n&#8217;importe quel domaine est censé être de son ressort).</p>
<p>•  impuissant à réformer et à remplir efficacement ses vraies missions (non maître de ses fonctionnaires et incapable de bien faire fonctionner les services publics, sans marge de manouvre pour financer ses dépenses, autrement que par l&#8217;endettement, sans pouvoir sur la monnaie, dépendant des directives européennes, concurrencé par des échelons locaux trop nombreux .).</p>
<p>•  coupé du peuple qu&#8217;il n&#8217;entend ni ne comprend en raison de la dispersion des décideurs et collecteurs, et de la complexité des procédures de décision et de financement résultant des stratégies de dissimulation, de dispersion et d&#8217;ambigüité destinées à ne pas inquiéter les citoyens et à ne pas s&#8217;expliquer (Cf. 5.3)</p></blockquote>
<p><strong>Il est urgent de redéfinir les missions de notre Etat et de la recentrer sur ses activités régaliennes et sur son rôle d&#8217;arbitre.</strong><strong> </strong></p>
<p>A ce titre, l&#8217;Etat est en charge d&#8217;assurer un juste équilibre entre un libéralisme excessif et un étatisme envahissant. Il est aussi responsable du dosage délicat entre la nécessaire autorité qu&#8217;il détient pour faire respecter l&#8217;intérêt général et le bien commun et la non moins indispensable autonomie des individus.</p>
<p>Beaucoup de progrès sont à faire dans la réalisation de ces deux missions importantes.</p>
<p>L&#8217;arbitre qui opère sur son terrain de sport n&#8217;a que des règles à faire appliquer, il n&#8217;a pas à se substituer aux joueurs, ou encore à privilégier l&#8217;un d&#8217;entre eux.</p>
<p>Outre qu&#8217;il est l&#8217;arbitre de notre vie collective, il est vrai que l&#8217;Etat est aussi en charge de définir les règles de vie commune, dans le respect des grands principes constitutionnels et des valeurs sur lesquels repose le contrat social, et de mettre en ouvre les moyens nécessaires pour les faire appliquer, y compris l&#8217;appel à la contribution obligatoire et le pouvoir de contrainte. Mais ce pouvoir régalien ne doit pas interférer sur son rôle d&#8217;arbitre et fausser le jeu de la concurrence entre les acteurs du jeu social.</p>
<p>La gauche française doit renoncer au retour espéré des trente glorieuses et accepter une redéfinition du rôle de l&#8217;Etat, qui est actuellement un formidable producteur d&#8217;inégalités sociales, spatiales et régionales.</p>
<p>Notre organisation hospitalière et universitaire, et notre système éducatif en sont des exemples flagrants. Sur 100 députés, 3 seulement sont issus du milieu ouvrier, et à peine 1 % des élèves de l&#8217;ENA et de Polytechnique sont des fils d&#8217;ouvriers et d&#8217;employés contre 25 %, voilà 50 ans. Plus généralement, la fonction publique est devenue une source de reproduction sociale pour les enfants de fonctionnaires (les enseignants fils d&#8217;enseignants sont notamment très nombreux) et les citoyens issus de l&#8217;immigration ne doivent compter que sur des mesures de discrimination positive pour les postes les plus importants.</p>
<p>La critique sociale de l&#8217;Etat doit devenir un impératif pour la gauche mais la droite a elle aussi du chemin à faire car elle n&#8217;a pas encore assumé cette remise en cause nécessaire de l&#8217;interventionnisme envahissant de l&#8217;Etat, ses dirigeants étant persuadés que les citoyens attendent tout de l&#8217;Etat, y compris qu&#8217;il intervienne dans la vie économique pour agir sur la répartition économique, le niveau des emplois, voire même dans le capital des grosses entreprises (Alsthom, Airbus . ).</p>
<p>Il est faux d&#8217;affirmer que plus l&#8217;Etat intervient, plus l&#8217;Etat pratique l&#8217;incitation, plus on réduit les inégalités. En se substituant à l&#8217;initiative individuelle, en faussant la logique des échanges entre particuliers, en déresponsabilisant les bénéficiaires, l&#8217;Etat complexifie les rapports et provoque des mécanismes d&#8217;adaptation dont il n&#8217;est plus maître.</p>
<p>Il est de notoriété publique d&#8217;ailleurs que l&#8217;interventionnisme étatique a conduit nombre de petites et moyennes entreprises à organiser leur stratégie en fonction des prélèvements obligatoires et des subventions. Plus de soixante milliards d&#8217;euros ont ainsi été versés aux petites et grosses entreprises en 2006, modeste contrepartie des nombreux prélèvements auxquels elles sont soumises. Cette dépendance des entreprises à l&#8217;égard de l&#8217;Etat n&#8217;est pas sans influence sur l&#8217;autonomie et l&#8217;initiative des chefs d&#8217;entreprise.</p>
<p>Il n&#8217;est pas jusqu&#8217;à l&#8217;acceptation du risque, contrepartie du profit pour l&#8217;entrepreneur, qui est en passe de disparaître.</p>
<p>Sont désormais bien connus, les stocks options et indemnités de départ excessives attribuées aux « managers fonctionnaires » qui s&#8217;ajoutent parfois aux facilités de reclassement dans le champ important des activités étatiques.</p>
<p>Certains patrons de PME réclament de ce fait leur part en demandant un « parcours sécurisé » et un « droit à l&#8217;échec » afin de ne pas être plus maltraité que les patrons des grandes entreprises.</p>
<p>Une telle évolution vers une fonctionnarisation générale de notre société est compréhensible (qui peut refuser la sécurité ?), et d&#8217;ailleurs plus de 70 % des jeunes souhaiteraient, selon certains sondages, être fonctionnaires, mais si elle n&#8217;est pas stoppée, il est à craindre que notre déclin va devenir très vite décadence.</p>
<p>Il est donc nécessaire de mener parallèlement une critique aiguisée du fonctionnement actuel de l&#8217;économie de marché et du capitalisme, qui doit être étayée et réaliste, eu égard à notre insertion dans l&#8217;Europe, et aux contraintes inéluctables de la mondialisation.</p>
<p>Processus de redistribution des richesses et de la puissance dans de nouveaux pays, la mondialisation oblige les économies nationales à s&#8217;adapter, l&#8217;Etat à changer ses méthodes et son « train train » et à s&#8217;organiser plus efficacement, et les pays à valoriser ce qui leur donne un avantage comparatif. Comme l&#8217;Union Européenne, et au travers de l&#8217;Union Européenne, la mondialisation nous a fort heureusement obligés à bouger nos vieilles structures et à faire évoluer nos comportements et nos mentalités.</p>
<p>Mais pas suffisamment et pas assez vite !</p>
<p>Dans le secteur abrité de la concurrence notamment l&#8217;organisation de notre vie politique et sociale résistent encore sous les pressions conjuguées des peurs des catégories sociales les plus menacées et le manque de courage et de vision de nos gouvernants et nos élites. Nous ne pourrons faire aboutir rapidement les réformes structurelles nécessaires sans remettre à plat les règles, institutions et mentalités de notre pays.</p>
<p>Nous ne pouvons que constater la crise de l&#8217;Etat providence (montée du chômage et de la précarité, absence de maîtrise sociale et déficits structurels, paralysie et faillite de l&#8217;Etat, inquiétude sociale .malgré sa mise en faillite) et la crise de légitimité de l&#8217;interventionnisme.</p>
<p>Nous ne pouvons que constater la crise de l&#8217;autorité de l&#8217;Etat (pouvoirs accrus des partis, des médias, des corporatismes les plus divers, idéologie de la communication et de l&#8217;émotion, etc .) et le désarroi des français.</p>
<p><em>« Avec un Etat impuissant, une société sans projet d&#8217;avenir, mais exigeante, la France s&#8217;embourbe et se dissout dans la mondialisation » </em>Paul Thibaud (Philosophe).</p>
<p><strong>Il est donc temps de redonner une chance à la France en libérant l&#8217;économie de l&#8217;interventionnisme étatique et en restaurant l&#8217;autorité de l&#8217;Etat qui doit redevenir le garant de l&#8217;intérêt général et du respect des libertés individuelles. </strong></p>
<p></strong></div>
</td>
</tr>
</table>
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		<title>1er préalable :</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2007 13:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Xavier Donnadieu</dc:creator>
		
		<category>Mes Propositions Préalables</category>

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		<description><![CDATA[




1er préalable : Actualisation et hiérarchisation des fondements de notre vouloir vivre ensemble dans un code commun accepté par tous. 
Il ne s&#8217;agit pas ici d&#8217;apporter en quelques lignes une solution à ces problèmes complexes sur lesquels les études et réflexions ont été nombreuses mais d&#8217;envisager les orientations rationnelles et désintéressées susceptibles d&#8217;ouvrir un vrai débat [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<link href="http://www.penserautrement.com/blog/styles_blog_texte.css" type="text/css" rel="stylesheet" />
<table cellspacing="0" cellpadding="6" width="94%" align="center" bgcolor="#ffffff" border="0">
<tr>
<td class="nav" valign="top" align="left" bgcolor="#ffffff">
<div align="justify">
<p class="ttprositions"><strong>1er préalable : Actualisation et hiérarchisation des fondements de notre vouloir vivre ensemble dans un code commun accepté par tous. </strong></p>
<p class="nav">Il ne s&#8217;agit pas ici d&#8217;apporter en quelques lignes une solution à ces problèmes complexes sur lesquels les études et réflexions ont été nombreuses mais d&#8217;envisager les orientations rationnelles et désintéressées susceptibles d&#8217;ouvrir un vrai débat dans le pays, avant de le conclure par un référendum.</p>
<p><strong>1. ll est urgent de redonner à l&#8217;individu la place centrale dans notre société car la légitimité de celle-ci repose sur un contrat social qui pour n&#8217;être que virtuel n&#8217;est est pas moins fondamental.</strong></p>
<p>L&#8217;individu, la personne humaine, n&#8217;est en rien assimilable à l&#8217;individualisme ambiant.</p>
<p>L&#8217;individualisme est le comportement égoïste de l&#8217;individu aux prises avec des risques mal maîtrisés et assujetti par une emprise à la fois excessive et rassurante du groupe.</p>
<p>Le fondement de la personne humaine ne peut pas se réduire aux dérèglements induits par un excès de socialisation. L&#8217;individu est d&#8217;abord un esprit, une conscience, au-delà même de son corps et de ses perceptions, au-delà même de sa pensée et de ses émotions.</p>
<p>Pris entre les exigences du monde extérieur et les aspirations de ce monde intérieur, d&#8217;ordre spirituel, la personne humaine se définit par son rôle social une identité perceptible.</p>
<p>Mais ce qui fonde la dignité de la personne humaine, ce qui lui confère une autonomie et une liberté inaliénable, c&#8217;est cette conscience qui le différencie de toutes les autres créatures, d&#8217;ordre spirituel et inaliénable. La responsabilité individuelle et l&#8217;aspiration éthique, contrepartie intrinsèque de cette liberté totale, le conduisent donc naturellement à dépasser son seul intérêt égoïste pour accueillir l&#8217;autre et à raisonner sur des bases objectives.</p>
<p>C&#8217;est cet individu là qui est l&#8217;initiateur naturel du contrat social et qui doit donc redevenir le centre d&#8217;impulsion de notre société.</p>
<p><strong>2. La disparition de la responsabilité individuelle à tous les niveaux de notre société conduit à l&#8217;ambigüité de nos valeurs et principes fondamentaux, et à l&#8217;impossibilité de choisir entre les impératifs contradictoires qui se présentent à nous. </strong></p>
<p><strong>  </strong>L&#8217;irresponsabilité et l&#8217;irrationalité sont les deux caractéristiques inquiétantes de notre société.</p>
<p>Comme l&#8217;enfant gâté est encouragé dans ses caprices et ses exigences irrationnelles, les citoyens sont choyés par les gouvernants qui acceptent les caprices successifs des corporations ou de l&#8217;opinion sans jamais les mettre devant leur responsabilité (ex : les Français n&#8217;étaient-ils pas pourtant les premiers concernés par leurs parents âgés morts du fait de la canicule en 2005 ?).</p>
<p>Dans leur statut de consommateurs, ils sont tout aussi courtisés, collectivement par les grandes firmes et les médias qui les manipulent, par les programmes, la publicité et l&#8217;offre de crédit.</p>
<p>Sont-ils traités avec déférence ou plutôt avec mépris ? Ces attitudes permissives sont-elles le meilleur moyen de les inciter à se comporter en adulte responsable ?</p>
<p><strong>La disparition de la responsabilité des individus dans notre société est imputable à plusieurs facteurs. </strong></p>
<p>Le principal est sans doute la volonté légitime de se prémunir contre les risques à l&#8217;origine des peurs qui habitent depuis toujours l&#8217;individu face au lendemain, à la pénurie, à la souffrance, à la mort, et donc à Dieu ou au néant ..</p>
<p>L&#8217;interventionnisme étatique, sous toutes ses formes, d&#8217;origine marxiste ou colbertiste, a toujours trouvé un puissant appui dans les peurs des sujets- citoyens et dans leur attente d&#8217;un environnement sans risque. Le succès des religions et des idéologies quelles qu&#8217;elles soient, relève également de cette quête de sécurité.</p>
<p>En contrepartie, les populations ont accepté de subir le joug des dogmes contestables, des lois abusives, des guerres iniques . toujours justifiés habilement, voire machiavéliquement .</p>
<p>Il résulte aujourd&#8217;hui comme hier de ce processus une limitation voire une réduction des libertés essentielles des individus, qui transforment de fait le contrat social initial en contrat léonin.</p>
<p>Et si «  <em>là où la liberté augmente, la responsabilité augmente </em> » comme l&#8217;affirmait Victor Hugo . le postulat s&#8217;inverse lorsque la liberté est réduite comme c&#8217;est le cas en France depuis quarante ans.</p>
<p><strong>Facteur aggravant  </strong>: une socialisation accrue due à la société médiatique et à des solidarités toujours plus contraignantes.</p>
<p>Force est de constater en effet que nos sociétés, mais en France plus qu&#8217;ailleurs, sont devenues des groupes d&#8217;individus très étroitement interdépendants. La prise en charge par la collectivité des dépenses de santé par exemple conduit à rendre obligatoire un certain nombre de prescriptions, notamment pour la conduite automobile, qui constituent des contraintes très fortes pour l&#8217;individu qui, en s&#8217;y conformant, abandonne sa responsabilité à l&#8217;Etat ou aux assurances («  <em>je respecte le code, donc je ne suis pas coupable </em> »).</p>
<p>Du fait de l&#8217;influence de la télévision et de la médiatisation, de certaines réglementations contraignantes et de la «pensée unique », il n&#8217;est pas jusqu&#8217;au domaine de l&#8217;esprit critique et de la pensée autonome qui est trop souvent abandonné par l&#8217;individu. La vieille prescription politique « panem et circenses » viatique contre l&#8217;ennui et la faim porteuse de révolution, est plus que jamais à l&#8217;honneur dans notre société.</p>
<p>D&#8217;ailleurs, les sportifs, les acteurs, les artistes, relayés par les journalistes, sont devenus le centre de la distraction et de la réflexion sociétale.</p>
<p>Peu nombreux sont ceux qui ont des idées personnelles, la formule «  <em>on pense pour moi, donc je suis . </em> » pourrait assez bien illustrer notre époque . même si le dopage quotidien de la consommation par la publicité, autre source de la réflexion du public, justifierait aussi la devise «  <em>je dépense et je dépends . donc je suis </em> ».</p>
<p>Cette dérive est grave car l&#8217;individu doit savoir conserver un juste équilibre entre son autonomie personnelle, caractérisée par sa conscience, sa pensée, ses décisions et sa responsabilité, et son besoin de vivre en groupe qui le conduit à accepter le contrat social. Tout déséquilibre entre ces deux forces est porteur de crises sociales destructrices comme l&#8217;illustre A. Koestler dans son livre Janus.</p>
<p>Cette situation est d&#8217;autant plus anormale que l&#8217;élévation du niveau d&#8217;instruction et l&#8217;importance des moyens d&#8217;information devraient permettre aux individus d&#8217;avoir une réflexion propre et un sens critique suffisant pour ne pas se laisser manipuler par les journalistes, les politiques ou les publicitaires ..</p>
<p>En l&#8217;absence de responsabilité individuelle, le contrepoids naturel des droits et valeurs reconnus par nos déclarations constitutionnelles, ceux-ci sont susceptibles de conduire à nombre d&#8217;abus (cf. point 3).</p>
<p>Mais surtout les contradictions nombreuses entre ces principes ne sont plus susceptibles d&#8217;être transcendées.</p>
<p>Comment concilier les préceptes républicains eux-mêmes entre eux ? Quelle juste part faire à la sécurité sans trop porter atteinte aux libertés individuelles ? Où placer le curseur entre les exigences de cette liberté et les attentes en matière d&#8217;égalité ou de fraternité ?</p>
<p>Comment arbitrer entre des impératifs difficilement compatibles ? Si le cour a ses raisons faut-il donc que la raison n&#8217;ait pas à en connaître ?</p>
<p>Si la croissance économique est l&#8217;objectif premier de nos sociétés, car générateur d&#8217;élévation du niveau de vie et de plein emploi, comment avoir une gestion économique de nos ressources naturelles, éviter le gaspillage et la pollution ?</p>
<p>Comment concilier le principe libéral de répartition des fruits de la croissance sur la base du travail, de l&#8217;initiative ou du mérite et le précepte marxiste du partage en fonction des besoins spécifiques de chaque membre du groupe quelle que soit la part prise à la création des richesses ?</p>
<p>Comment doser l&#8217;approche sociale et égalitaire avec le respect de l&#8217;individu et de son libre arbitre pour gérer sa force de travail et l&#8217;utilisation du fruit de ce travail ?</p>
<p>Comment concilier le temps nécessaire aux loisirs, sources de dépenses et consommateurs de temps, avec les exigences du travail, valeur fondamentale à l&#8217;origine de tous revenus ?</p>
<p>Jusqu&#8217;à quel point est acceptable l&#8217;interventionnisme étatique, qui porte atteinte aux situations et rapports de force existants, et influence le contexte concurrentiel dans lequel doit pouvoir s&#8217;exercer la liberté d&#8217;entreprendre ? Comment utiliser les atouts du système capitaliste en évitant les abus des actionnaires et la paupérisation des salaires ?</p>
<p>Faire l&#8217;impasse sur l&#8217;individu, sur sa capacité à avoir une pensée autonome, éthique et responsable, c&#8217;est se passer du seul régulateur naturel de la vie en groupe.</p>
<p>Il est donc temps de se préoccuper de l&#8217;élévation du niveau de compréhension et de responsabilité de nos concitoyens.</p>
<p><strong>3) Dans cette perspective, il est donc indispensable de revisiter les fondements de notre République et de la démocratie qui se sont par ailleurs progressivement pervertis en raison du progrès technique et de l&#8217;évolution des mours et des mentalités, mais aussi et surtout du fait de l&#8217;agrégation de doctrines et d&#8217;idéologies pas toujours compatibles. </strong></p>
<p>Notre enracinement dans l&#8217;histoire de notre pays et de l&#8217;Europe n&#8217;est plus très clair. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;être nostalgique du passé mais de rester fidèle à notre culture, « car toute idée humaine ou divine qui prend le passé pour racine a pour feuillage l&#8217;avenir » (V. Hugo).</p>
<p>Avant même d&#8217;envisager l&#8217;organisation politique et sociale, ou le fonctionnement de l&#8217;économie, il est capital en effet de s&#8217;interroger sur le fondement culturel de notre société, c&#8217;est-à-dire sur les valeurs communes qui scellent le contrat social.</p>
<p>Il ne s&#8217;agit pas ici de proposer une esquisse de ce code de vie en commun mais de faire prendre conscience aux Français du désordre politique et de la confusion législative qui résultent de la juxtaposition et de la superposition successives de principes et de valeurs souvent contradictoires ou incohérents.</p>
<p>Les débats sans fin sur le port du voile ou sur les caricatures illustrent les difficultés et les risques qui en résultent pour notre société.</p>
<p>Si l&#8217;on définit la morale comme la somme des préjugés, tabous et interdits d&#8217;une société, elle n&#8217;en doit pas moins être cohérente car il est difficile d&#8217;envisager la cohabitation de deux morales. Or si aujourd&#8217;hui c&#8217;est la laïcité qui est censée inspirer la morale dominante, la construction dogmatique qui en constitue le fondement est relativement hétérogène et donc peu cohérente et rationnelle. Les idéologies républicaine, chrétienne et marxiste ont certes en commun une finalité humaniste mais les voies et moyens sont contradictoires ou pour le moins non conciliables.</p>
<p>La référence à ces valeurs contradictoires, par les hommes politiques et les médias, pour proposer ou justifier les décisions politiques, économiques et sociales, ne facilite ni la compréhension des citoyens ni la cohérence de notre ordonnancement juridique.</p>
<p>Tout observateur averti peut apercevoir la double dérive qui a consacré l&#8217;empiètement continu de l&#8217;Etat sur le domaine privé, notamment par l&#8217;adoption des lois dites « mémorielles » censées lutter contre le racisme et la discrimination, et par l&#8217;abdication du politique en charge de fixer les règles au profit des juges qui héritent des arbitrages entre intérêt général et intérêts particuliers, mais aussi entre les différentes valeurs de notre société, en conflit parfois avec les revendications venues d&#8217;autres civilisations.</p>
<p>Nos institutions et nos valeurs républicaines sont ainsi mises à mal du fait de cette confusion des pouvoirs et des ordres.</p>
<p>La liberté, comme le respect et la tolérance des autres, sont sacrifiés sur l&#8217;autel du risque zéro. Le principe de précaution, les attentes en terme de prévention, les exigences d&#8217;égalité et de transparence entretenues par les médias, les sociologues et les politiques ont fortifié les égoïsmes au détriment de la véritable solidarité et de l&#8217;idéal républicain.</p>
<p>Que sont devenues les valeurs et les idées du siècle des lumières après l&#8217;événement successif des idées sociales du XIXème, de l&#8217;idéologie marxiste du XXème siècle, ou encore du renouveau religieux de ces trente dernières années imputable à la fois à l&#8217;Islam conquérant, au communautarisme issu de l&#8217;immigration croissante et surtout à l&#8217;idéologie laïque toute puissante construite en réponse au nazisme, au fascisme et à la collaboration ?</p>
<p>L&#8217;avènement d&#8217;un individu autonome, conscient et responsable de son destin collectif, est-elle désormais une idée sans lendemain ? La revalorisation de la raison et du bon sens au détriment de l&#8217;émotionnel et de l&#8217;instinctif, la libération de l&#8217;oppression du collectif, longtemps entretenue par l&#8217;emprise des religions et des régimes politiques qui s&#8217;y référaient pour mieux asseoir leur autorité sans partage, ne sont-ils pas désormais réduits à peu de chose ?</p>
<p>Le respect de l&#8217;individu et la confiance dans la raison ont progressivement disparu au point que la liberté d&#8217;expression est remise en cause (ex. : caricatures) et la vérité officielle inscrite dans les lois (Gayssot - Taubira - etc.).</p>
<p>L&#8217;universalisme décline au profit du cosmopolitisme et du communautarisme, renforcés à l&#8217;occasion par la discrimination dite positive : « selon que vous serez puissant ou misérable, juif ou musulman, homme ou femme, riche ou pauvre. les jugements, les médias et les lois de la République vous discrimineront ou non.. ».</p>
<p>La responsabilité collective a repris ses droits sur la base du principe d&#8217;assimilation, par ailleurs condamné lorsqu&#8217;il s&#8217;agit du racisme ou de l&#8217;antisémitisme : « tu es responsable de ce que ton semblable a fait ». Le boycottage des Danois pour les punir pour les caricatures publiées par un journal, illustre ce renouveau.</p>
<p>Plus quotidiennement les mesures autoritaires de limitation de vitesse imposées à tous les conducteurs, bons ou mauvais, sur la base de critères contestables, relève bien de cette responsabilité collective imposée.</p>
<p>Il importe de réfléchir sans tarder aux moyens de redonner à la personne, l&#8217;individu, une place centrale dans notre société : l&#8217;excès de socialisation, le mimétisme encouragé par les modes et le grégarisme par la pensé unique, constituent un grave danger pour son avenir.</p>
<p><strong>Les valeurs républicaines liberté, égalité, fraternité, ont été largement perverties </strong>par les idées marxistes, et les valeurs telles que la famille, le travail, l&#8217;autorité, le devoir, et la responsabilité personnelle ont été contestées et déconsidérées en réaction notamment aux excès des totalitarismes du XXème siècle et en accord avec la libéralisation des mours et le développement des loisirs.</p>
<p><strong>Les </strong><strong>libertés </strong>essentielles, liberté d&#8217;aller et venir, liberté de pensée, liberté d&#8217;expression ont été réduites. Et les limitations qui y sont apportées par la loi et le règlement sont autant de signes de méfiance à l&#8217;égard du citoyen et de déni de la responsabilité des individus.</p>
<p><strong>L&#8217;égalité </strong>devant la loi, telle que définie dans la déclaration des droits de l&#8217;homme, est d&#8217;abord devenu l&#8217;égalité des chances avec l&#8217;avènement d&#8217;une société d&#8217;individus soumis à la compétition sociale et économique, puis « l&#8217;égalité des possibles »avec l&#8217;élévation du niveau d&#8217;éducation et de conscience supposée des individus. Cette volonté légitime de rouvrir à chacun, en permanence, des perspectives d&#8217;avenir n&#8217;est cependant pas sans lien avec l&#8217;idéologie marxiste qui prône l&#8217;égalitarisme. La discrimination positive, à la mode depuis plusieurs années, d&#8217;abord en faveur des femmes, puis des catégories de personnes (étrangers, homosexuels .) s&#8217;inscrit dans cette approche volontariste voulue par les doctrines sociales). L&#8217;Etat doit tout faire pour mettre tous les citoyens à égalité. Reste à savoir si l&#8217;égalité par le bas que cela suppose ne se retourne pas contre ceux là même que ce principe est censé aider.</p>
<p><strong>La fraternité </strong>est une notion particulière qui dépasse la simple solidarité en lui attribuant une dimension affective précise. Mais la fraternité ne se décrète pas plus que la générosité : ces sentiments relèvent de l&#8217;ordre de la vie privée et n&#8217;ont pu en aucun cas être délégués au groupe qui ne détient de ce fait aucun pouvoir pour en décider au nom des citoyens. Autant la solidarité, c&#8217;est-à-dire l&#8217;aide et l&#8217;appui mutuels entre les membres du groupe est une obligation républicaine, à la fois droit et devoir, autant la générosité et la charité restent de la responsabilité de l&#8217;individu. Seule l&#8217;idéologie marxiste considère que le groupe a tout pouvoir pour exiger tout de l&#8217;individu.</p>
<p>Il est vrai que ce parti pris idéologique de répartir les richesses en fonction, non du travail ou du mérite, mais des seuls besoins, n&#8217;a pas suscité beaucoup de sentiments fraternels, mais plutôt une diminution progressive des richesses produites.</p>
<p>Sans être la règle unique de répartition, il convient de constater cependant qu&#8217;elle est encore aujourd&#8217;hui largement utilisée dans notre modèle social, et qu&#8217;elle n&#8217;a disparu ni de l&#8217;arsenal des valeurs de la République , ni des mentalités de bon nombre de citoyens.</p>
<p>Plus subjective que l&#8217;égalité, <strong>l&#8217;équité </strong>est une vertu individuelle qui consiste à régler sa conduite sur le sentiment naturel du juste et de l&#8217;injuste prolongement d&#8217;une conscience autonome et responsable. C&#8217;est aussi un alibi pour l&#8217;Etat, qui se réfère à la notion de justice naturelle, pour apprécier ce qui est dû à chacun. Le principe est simple, à situation égale, traitement égal. Mais l&#8217;application est plus difficile car la solution varie considérablement selon l&#8217;appréciation de ce qui est juste mais aussi selon les idéologies et les critères définis pour apprécier l&#8217;égalité de situation.</p>
<p>Quoi qu&#8217;il en soit la contrepartie du principe d&#8217;équité appliqué aux membres du groupe, doit être la responsabilité des individus, à défaut de quoi l&#8217;assistance prend le pas sur la solidarité et la justice est bafouée.</p>
<p>Tony Blair tirant les leçons des quarante dernières années en Grande-Bretagne, reconnaissait qu&#8217;avoir « séparé équité et responsabilité (soit par excès de l&#8217;un avant 1980, soit par excès de l&#8217;autre après 1980) fut une erreur politique et philosophique ». Tenir le juste milieu entre l&#8217;esprit collectif et la cohésion sociale d&#8217;une part, la responsabilité et l&#8217;autonomie individuelle forte d&#8217;autre part, est un objectif difficile à atteindre mais essentiel pour notre société.</p>
<p>Dans le livre très récent de deux hauts fonctionnaires désireux de rester positifs et optimistes, on relève dix ans après le constat de Tony Blair, cette constatation à la fois réaliste et pessimiste, imputable au silence et à l&#8217;insuffisance des politiques «  <em>Le problème de la France , c&#8217;est qu&#8217;elle ne veut ni du modèle libéral, jugé injuste, et qu&#8217;elle n&#8217;a pas les moyens financiers de se payer le modèle social, qu&#8217;implicitement par ses votes et ses mouvements soucieux le peuple plébiscite ». </em></p>
<p> </p>
<p>Il est donc temps que les responsables politiques français se mobilisent pour permettre aux citoyens de faire les choix véritables. Cela semble d&#8217;ailleurs désormais possible puisqu&#8217;une série d&#8217;enquêtes récentes a mis en lumière que les trois attentes majeures des français sont :</p>
<blockquote><p>•  la réhabilitation de la responsabilité individuelle<br />
•  le renforcement de l&#8217;autorité de l&#8217;Etat, de la famille et des enseignants<br />
•  la pérennisation du système social sur des bases économiques viables</p></blockquote>
<p>Si notre société est organisée selon les principes républicains, elle est dirigée par le peuple et pour le peuple.</p>
<p>La démocratie est certes le moins mauvais système politique car il permet à la majorité des membres du groupe d&#8217;établir les règles applicables assurant ainsi en principe un consensus social.</p>
<p>L&#8217;alternance de majorité peut conforter ce consensus ou au contraire favoriser une dialectique régressive paralysant les initiatives.</p>
<p>Pour autant notre démocratie doit elle devenir la référence de la pensée commune pour trancher les questions qui ne relèvent pas de la vie publique.</p>
<p>Si il suffisait qu&#8217;une idée soit partagée par la majorité du groupe pour être vraie et acceptée par tous, ce serait à la fois très simple mais aussi très dangereux pour notre avenir car sans garantie de rationalité.</p>
<p>Trop souvent les journalistes et les politiques s&#8217;aventurent dans cette voie. N&#8217;oublions pas pourtant que</p>
<blockquote><p><span class="ttarchives">«  <em>L&#8217;autorité d&#8217;un seul homme compétent qui donne de bonnes raisons et des preuves certaines vaut mieux que le consentement unanime de ceux qui n&#8217;y comprennent rien »</em></span></p>
<p align="right"><em>( </em>Galilée).</p>
</blockquote>
</div>
</td>
</tr>
</table>
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		<title>Une évidence : avant toute réforme ponctuelle, il est indispensable de rétablir des règles de vie commune conformes, et à la raison, et à la responsabilité.</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2007 13:01:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Xavier Donnadieu</dc:creator>
		
		<category>Mes Propositions Préalables</category>

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Une évidence : avant toute réforme ponctuelle, il est indispensable de rétablir des règles de vie commune conformes, et à la raison, et à la responsabilité.
Il est indispensable de sortir du jeu politique et social actuel, pour s&#8217;interroger sur sa cohérence et ses finalités, et de renoncer aux mesures ponctuelles et catégorielles qui complexifient et [...]]]></description>
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<tr>
<td class="nav" valign="top" align="left" bgcolor="#ffffff">
<div align="justify">
<p align="right"><strong><a class="nav2" href="http://penserautrement.com/blog/penserautrement.pdf" target="_blank" /></strong></p>
<p class="ttarticles"><strong>Une évidence : avant toute réforme ponctuelle, il est indispensable de rétablir des règles de vie commune conformes, et à la raison, et à la responsabilité.</strong></p>
<p class="nav">Il est indispensable de sortir du jeu politique et social actuel, pour s&#8217;interroger sur sa cohérence et ses finalités, et de renoncer aux mesures ponctuelles et catégorielles qui complexifient et enveniment le jeu social en feignant de l&#8217;améliorer.</p>
<p class="nav">Il convient avant toute chose de se mettre d&#8217;accord sur les fondements de notre vouloir vivre ensemble et de restaurer la responsabilité et la raison ( <em>cf. 1er préalable </em>), et de redéfinir les rôles des élus et de l&#8217;Etat ( <em>cf. 2 ème préalable </em>), en permettant la compréhension de la gestion publique par les citoyens ( <em>cf. 3 ème préalable </em>) et en prenant les décisions nécessaires pour rétablir un ordre juste qui donne les mêmes chances à tous ( <em>cf. 4 ème préalable </em>).</p>
</div>
</td>
</tr>
</table>
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		<title>Le manifeste</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2007 07:40:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>François Xavier Donnadieu</dc:creator>
		
		<category>Penser autrement</category>

		<category>Argumentation</category>

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Le manifeste 
PENSER AUTREMENT MAI 2007 POUR NOUS GOUVERNER MIEUX 
Pourquoi un blog penser autrement ? 
Il y a nécessité de faire entendre un autre point de vue que celui des élites et des médias, et de remettre en cause les mentalités, les habitudes et les usages, qui ont fait la preuve de leurs insuffisances mais [...]]]></description>
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<tr>
<td class="nav" style="height: 1px" valign="top" align="left">
<div align="justify">
<p align="left"><span class="ttarticles"><strong>Le manifeste </strong></span><br />
<strong class="ttliens">PENSER AUTREMENT MAI 2007 POUR NOUS GOUVERNER MIEUX </strong></p>
<p><strong>Pourquoi un blog penser autrement ? </strong></p>
<p>Il y a nécessité de faire entendre un autre point de vue que celui des élites et des médias, et de remettre en cause les mentalités, les habitudes et les usages, qui ont fait la preuve de leurs insuffisances mais qui sont entretenus par la presse et les partis et acceptés inconsciemment par l&#8217;opinion publique depuis des années sans qu&#8217;aucune remise en cause ne soit esquissée.</p>
<p><strong>Pourquoi ce blog pour les présidentielles ? </strong></p>
<p>C&#8217;est l&#8217;occasion d&#8217;une rencontre directe du peuple et d&#8217;un homme ou d&#8217;une femme porteurs d&#8217;idées nouvelles, par delà la presse, les partis et les corps intermédiaires. Ce moment privilégié, qui n&#8217;intervient qu&#8217;une fois chaque cinq ans, peut permettre de développer une autre vision de notre avenir et des moyens susceptibles de le rendre meilleur.</p>
<p>Cette vision nouvelle, cet appel à la raison des citoyens constituera ainsi une alternative nouvelle à laquelle ils pourront avoir recours lorsque l&#8217;impérieuse nécessité se fera sentir.</p>
<p>Il s&#8217;agit en fait de mettre en ouvre une démarche désintéressée: l&#8217;appel . au-dessus des partis et des clivages et l&#8217;acceptation du risque de n&#8217;être pas entendu . tout en proposant pour l&#8217;avenir une alternative, une autre façon d&#8217;aborder les insuffisances de notre mode de vie et de gouvernement actuel. solution susceptible d&#8217;apparaître comme un recours au-delà des partis et des clivages.</p>
<blockquote><p><strong>Il est vrai que l&#8217;on constate dans la campagne actuelle des évolutions positives par rapport aux précédentes campagnes </strong>:</p>
<blockquote><p>• les deux principaux candidats appartiennent à une nouvelle génération et ne se sentent pas solidaires de leurs prédécesseurs et des modes de fonctionnement habituels des partis dont ils sont issus.</p>
<p>•  ils sont conscients du besoin de participation des électeurs, de la nécessité d&#8217;un langage plus responsable . et des attentes de changement.</p>
<p>•  mais reste la tentation de vouloir séduire le plus grand nombre en juxtaposant des propositions contradictoires et en entretenant une certaine confusion sur le plan de route et la logique d&#8217;ensemble.</p>
<p>•  et restent les règles du jeu, les mentalités et les cadres institutionnels actuels qui condamnent a priori le futur président aux conflits et aux échecs à plus ou moins long terme.</p></blockquote>
</blockquote>
<p><strong>3. <strong>Pourquoi faut-il penser autrement le débat des présidentielles ? </strong></strong></p>
<p>La démarche ne consiste pas à dénigrer les hommes et les femmes qui assument des responsabilités politiques, économiques ou sociales dans notre pays, et a fortiori les entrepreneurs, chercheurs et salariés qui ouvrent à maintenir le niveau de notre économie.</p>
<p>Mais force est de constater que la régulation actuelle de notre société ne permet pas de développer toutes les synergies possibles et d&#8217;économiser les gaspillages de l&#8217;énergie humaine et des richesses naturelles de la planète.</p>
<p><strong>Il apparaît en effet nécessaire de remettre à plat nos modes opératoires en France et de redevenir un exemple pour l&#8217;Europe et le monde. </strong></p>
<p class="nav2"><img height="9" hspace="2" src="http://penserautrement.com/blog/images/pccarree.gif" width="9" /><a class="nav2" href="http://penserautrement.com/blog/02.php"> Le constat pessimiste de la situation économique, sociale et financière de la France fait l&#8217;objet<br />
     d&#8217;une certaine unanimité ( <em>cf. partie II </em>).</a></p>
<p class="nav2"><img height="9" hspace="2" src="http://penserautrement.com/blog/images/pccarree.gif" width="9" /> <a class="nav2" href="http://penserautrement.com/blog/02b.php">Les facteurs à l&#8217;origine de cette situation sont moins analysés alors qu&#8217;ils sont difficilement réversibles </a><br />
     et porteurs d&#8217;effondrement à terme ( <em>cf. partie III </em>).</p>
<p class="nav2"><img height="9" hspace="2" src="http://penserautrement.com/blog/images/pccarree.gif" width="9" /><a class="nav2" href="http://penserautrement.com/blog/02c.php"><strong> Une certitude</strong>  : notre système de gouvernement actuel n&#8217;est pas en mesure de conduire<br />
     les changements majeurs nécessaires au sursaut ( <em>cf. partie IV </em>). </a></p>
<p>Les mêmes causes produisent les mêmes effets : depuis 30 ans, les insuffisances du pouvoir s&#8217;avèrent constantes et irréversibles quels que soient les hommes qui en ont la charge.</p>
<p>Sensibilisé sur ces causes en 2002, affirmant qu&#8217;il les prenait en compte, le candidat Jacques Chirac n&#8217;a pu faire que des réformes très partielles sur le fond et n&#8217;a absolument pas remis en cause les fondamentaux qui régissent les rapports entre gouvernants et gouvernés.<br />
<a class="nav2" href="http://penserautrement.com/blog/02c.php">( <em>voir engagements du Président en 2002 et résultats de la mandature - dans la 4ème partie </em>).</a></p>
<p>A défaut de prise de conscience générale et de remise à plat de nos modes opératoires, il est à craindre que, le contexte restant inchangé, la seule personnalité du candidat élu ne puisse modifier l&#8217;impuissance actuelle.</p>
<p class="nav2"><span class="nav2"><img height="9" hspace="2" src="http://penserautrement.com/blog/images/pccarree.gif" width="9" /></span><a class="nav2" href="http://penserautrement.com/blog/02d.php"><strong>Une évidence</strong>  : il est urgent et indispensable de revoir les fondamentaux de notre<br />
    vie publique et de notre mode de gouvernement, en réhabilitant la justice et la responsabilité<br />
    à tous les niveaux (cf. partie V).</a></p>
<p>Sans avoir la prétention d&#8217;être exhaustif, pour remédier à cette situation de blocage de notre démocratie, à la déresponsabilisation à tous les niveaux et à l&#8217;occultation trop fréquente de la raison par l&#8217;émotion et la peur, quatre séries d&#8217;actions préalables à toute autre réforme doivent être engagées.</p>
<p align="right">François-Xavier Donnadieu<br />
Président de l&#8217;Association<br />
« Penser autrement »</p>
<table cellspacing="0" cellpadding="5" width="100%" bgcolor="#3aa6c1" border="0">
<tr>
<td style="height: 1px" valign="top" align="left" bgcolor="#ecf7f9">
<p class="nav"><span class="ttarticles"><strong>MES PROPOSITIONS (Préalables)</strong></span></p>
<p class="nav"><strong><br />
</strong><span class="ttprositions"><strong><strong><a class="ttprositions" href="http://penserautrement.com/blog/02d.php">1er préalable</a></strong></strong></span><strong><strong><a class="nav" href="http://penserautrement.com/blog/02d.php"> : Actualisation et hiérarchisation des fondements de notre vouloir vivre ensemble dans un code commun accepté par tous.</a> </strong></strong></p>
<p><span class="ttprositions"><strong><a class="ttprositions" href="http://penserautrement.com/blog/02d2.php">2 ème préalable</a></strong></span><strong><a class="nav" href="http://penserautrement.com/blog/02d2.php"> : Définition claire et rationnelle du statut des élus et du rôle de la puissance publique</a></strong></p>
<p><a class="ttprositions" href="http://penserautrement.com/blog/02d3.php"><strong>3 ème préalable</strong></a><strong><a class="nav" href="http://penserautrement.com/blog/02d3.php"> : Simplification et rationalisation des modalités de décision et de gestion des Pouvoirs Publics</a></strong></p>
<p class="nav"><a class="ttprositions" href="http://penserautrement.com/blog/02d4.php"><strong>4 ème préalable</strong></a><strong><a class="nav" href="http://penserautrement.com/blog/02d4.php"> : Introduction de plus de justice dans le statut des différents acteurs du jeu social et dans la répartition des acquis entre les corporations</a></strong></p>
</td>
</tr>
</table>
</div>
</td>
</tr>
</table>
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