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Le manifeste
PENSER AUTREMENT MAI 2007 POUR NOUS GOUVERNER MIEUX
Pourquoi un blog penser autrement ?
Il y a nécessité de faire entendre un autre point de vue que celui des élites et des médias, et de remettre en cause les mentalités, les habitudes et les usages, qui ont fait la preuve de leurs insuffisances mais qui sont entretenus par la presse et les partis et acceptés inconsciemment par l'opinion publique depuis des années sans qu'aucune remise en cause ne soit esquissée.
Pourquoi ce blog pour les présidentielles ?
C'est l'occasion d'une rencontre directe du peuple et d'un homme ou d'une femme porteurs d'idées nouvelles, par delà la presse, les partis et les corps intermédiaires. Ce moment privilégié, qui n'intervient qu'une fois chaque cinq ans, peut permettre de développer une autre vision de notre avenir et des moyens susceptibles de le rendre meilleur.
Cette vision nouvelle, cet appel à la raison des citoyens constituera ainsi une alternative nouvelle à laquelle ils pourront avoir recours lorsque l'impérieuse nécessité se fera sentir.
Il s'agit en fait de mettre en ouvre une démarche désintéressée: l'appel . au-dessus des partis et des clivages et l'acceptation du risque de n'être pas entendu . tout en proposant pour l'avenir une alternative, une autre façon d'aborder les insuffisances de notre mode de vie et de gouvernement actuel. solution susceptible d'apparaître comme un recours au-delà des partis et des clivages.
Il est vrai que l'on constate dans la campagne actuelle des évolutions positives par rapport aux précédentes campagnes :
les deux principaux candidats appartiennent à une nouvelle génération et ne se sentent pas solidaires de leurs prédécesseurs et des modes de fonctionnement habituels des partis dont ils sont issus.
ils sont conscients du besoin de participation des électeurs, de la nécessité d'un langage plus responsable . et des attentes de changement.
mais reste la tentation de vouloir séduire le plus grand nombre en juxtaposant des propositions contradictoires et en entretenant une certaine confusion sur le plan de route et la logique d'ensemble.
et restent les règles du jeu, les mentalités et les cadres institutionnels actuels qui condamnent a priori le futur président aux conflits et aux échecs à plus ou moins long terme.
3.
Pourquoi faut-il penser autrement le débat des présidentielles ?
La démarche ne consiste pas à dénigrer les hommes et les femmes qui assument des responsabilités politiques, économiques ou sociales dans notre pays, et a fortiori les entrepreneurs, chercheurs et salariés qui ouvrent à maintenir le niveau de notre économie.
Mais force est de constater que la régulation actuelle de notre société ne permet pas de développer toutes les synergies possibles et d'économiser les gaspillages de l'énergie humaine et des richesses naturelles de la planète.
Il apparaît en effet nécessaire de remettre à plat nos modes opératoires en France et de redevenir un exemple pour l'Europe et le monde.
Le constat pessimiste de la situation économique, sociale et financière de la France fait l'objet
d'une certaine unanimité ( cf. partie II ).
Les facteurs à l'origine de cette situation sont moins analysés alors qu'ils sont difficilement réversibles et porteurs d'effondrement à terme ( cf. partie III ).
Une certitude : notre système de gouvernement actuel n'est pas en mesure de conduire
les changements majeurs nécessaires au sursaut ( cf. partie IV ).
Les mêmes causes produisent les mêmes effets : depuis 30 ans, les insuffisances du pouvoir s'avèrent constantes et irréversibles quels que soient les hommes qui en ont la charge.
Sensibilisé sur ces causes en 2002, affirmant qu'il les prenait en compte, le candidat Jacques Chirac n'a pu faire que des réformes très partielles sur le fond et n'a absolument pas remis en cause les fondamentaux qui régissent les rapports entre gouvernants et gouvernés.
( voir engagements du Président en 2002 et résultats de la mandature - dans la 4ème partie ).
A défaut de prise de conscience générale et de remise à plat de nos modes opératoires, il est à craindre que, le contexte restant inchangé, la seule personnalité du candidat élu ne puisse modifier l'impuissance actuelle.
Une évidence : il est urgent et indispensable de revoir les fondamentaux de notre
vie publique
et de notre mode de gouvernement, en réhabilitant la justice et la responsabilité
à tous les niveaux (cf. partie V).
Sans avoir la prétention d'être exhaustif, pour remédier à cette situation de blocage de notre démocratie, à la déresponsabilisation à tous les niveaux et à l'occultation trop fréquente de la raison par l'émotion et la peur, quatre séries d'actions préalables à toute autre réforme doivent être engagées.
François-Xavier Donnadieu
Président de l'Association
« Penser autrement »